‹ ArchiloqueChapitre 140 sur 258 · Archil., fr · texte numérisé non relu

Archil., fr

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Les doutes émis sur l'attribution du vers élégiaque au même poète ne sont pas moins justifiés. Mais l'opinion, même inexacte, que signale Plutarque était bonne à rapporter, dans un temps où d'autres auteurs, se fondant sur des calculs contestables, proclamaient Callinos l'inventeur du genre.

Restent deux combinaisons, celle de l'iambe avec le péon épibate, et celle du Grand Archiloquien avec le prosodiaque et le crétique. Par péon épibate il faut entendre, d'après Aristide Quintilien, un mètre de dix temps premiers, composé de cinq longues, suivant la

forme de l'invocation antique, lrt -aiïj<i>v '. Rien de pareil ne se rencontre, il est vrai, dans les débris d'Archiloque; mais l'iambe s'y montre souvent associé aune mesure de dix temps premiers, à une tripodie dactylique catalectique (penthémimère , comme celles-ci:

y'/j.y. [/.' 5 Âucrtjj.sXiQç*, T/yj\).vnt jxutaAYj 3, dont le nom a pu varier, selon les auteurs et selon les formes rythmiques où elle figurait. Quant à la seconde combinaison, elle nous est, en fait, inconnue ; mais nous savons par Héphestion que le Grand Archiloquien, très fréquent -xpi -zl: vewtépciç, entrait dans toutes sortes de constructions métriques 4 : celle-ci n'a par ellemême rien d'impossible; tout au plus peut-on se demander si elle remontait au créateur du genre ou seulement à quelqu'un de ses imitateurs.

Après cette énumération des variétés rythmiques dues à l'invention d'Archiloque, Plutarque revient en

1. Plut., De Musica, 28 'g 281 de L'éd. Weil-Reinach'. Nous suivons, ici encore, l'excellent commentaire des savants éditeurs. 2 Archil.. fr. So.

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