Archil., fr
i. Ilephaestion.. p. 50.
ces termes à la question de la îrapaxaraXcY^ et de l'accompagnement musical1 : « De plus, c'est Archiloque, dit-on, qui introduisit l'usage tantôt de réciter les vers iambiques au son d'un instrument y tantôt de les chanter : les poètes tragiques lui empruntèrent ce double mode d'exécution, et Crexos s'en empara à son tour pour le dithyrambe. On pense aussi que c'est Archiloque le premier qui imagina l'accompagnement divergent, à l'aigu du chant, tandis que chez les anciens l'accompagnement était toujours à l'unisson. » On remarquera que la fin de ce passage précise le sens de la phrase initiale (tyjv r.ypym-yi.z"j^ xxà ty;v r,zp\ -xj-y. xpouciv). On pouvait, à la rigueur, au début du chapitre, interpréter ces derniers mots [~rtv rcspt -y.\i-y. ■/.:; j;iv) comme se rapportantà la r.ypyv.xizhoyr, seule. Mais ici nous voyons que le principe adopté par Archiloque s'applique à toute espèce de chant ; c'est la règle même de l'accompagnement musical en général. La r.xpy.y.y-aKo^rl ne figure à l'une et à l'autre place que comme un des modes d'exécution usités pour les trimètres; il ne s'ensuit même pas qu'elle soit par ellemême un chant. Voilà ce qu'il nous fallait d'abord établir.
Le texte de Plutarque a donné lieu, en effet, à un dissentiment profond sur la nature de la r.xpx7.x-x'/^rt. A côté des iambes chantés, dit l'auteur, il y en avait qui se récitaient au son d'un instrument, -y p.èv XlyeffSai r.ypy. vrp xpouaiv, -y 5' aSecrôài. Entre a§e<r0a: et Xsys<j8çk la
1. Plut., De Musica, 28 (g 283 et suiv. de l'édition Weil-Reinach) :
"Et! 8à rôv îajjLÔîùov t'o ta [xkv ).£yîa6at 7;apà rr,vxpoû<riv ta S'aioïo-Oai.'Apy;- Xoyôv ^.aTi y.x-raoîîçai. z\V oûrco gp-rja'oca'Ôai toÙî -rpaycxo'j; Ttot^ràç, KpsEov îjï Xa66vr« i\: 8i6upà[iêa)V yçrpvi àyaystv. Otovrat 8s xat rr]V xpoocrtv ojv Û7co ty|v à>t6r,v toûtov np&yrov eûpeîv, tovç 8' àp^asouç navra TrpôçyopSx y.pojc'.v.