‹ ArchiloqueChapitre 15 sur 258 · Herod · texte numérisé non relu

Herod

2. Radet (G.), la Lydie et le monde grec au temps des Mermnades,

3. Maspero (G.), Histoire ancienne des peuples de l'Orient classique, t. III, les Empires, p. 390.

Pario referret, qui Gygae fabulam optime complexus est,

ita, Tj'yr,: ~z\i /.z'. XçyiKzyz: S Flàptoç /.y.-.x ~v> oc-jtgv jjppvov Yeyovwç IxeiAV^aOi} èv ;.x;j.6o) zpi\xixptù *. » Sans aucun doute, Jul3a a eu sous les yeux, quand il écrivait cette phrase, le texte d'Hérodote, et c'est de ce texte seul qu'il a tiré la note explicative sur Archiloque, « qui Gygae fabulant optime complexus est. » Mais cette légende du roiGygès, c'est Hérodote qui l'avait contée, non Archiloque ; comment Juba a-t-il pu s'y tromper? La cause de son erreur, ce me semble, est la suivante : dans la phrase d'Hérodote t'kV/s xaî rîjv yuvaîxa v.y.\ rrjv paaiXïjtijv

Tû-frtç, t:j xai 'ApyC/.oyc; IxejJLVïjcÔY] , Juba a compris le

pronom relatif t:j dans le sens de cujus rei, et il a ainsi attribué à Archiloque une narration complète de toute l'histoire [fabulam complexus). En réalité, le pronom -o\j se rapportait au nom propre Gygès, placé immédiatement devant lui, et ce nom seul se trouvait aussi dans le vers visé par Hérodote et cité par Juba lui-même : « Meminit autem versus ejus Herodotus quem applicui, c'-j \j.:<. ~.y. r-jyso) -z\> %ok\y^pûaou [liXei2. » Il est donc inutile de discuter, comme fait M. 0. Crusius3, la question de savoir si le mot fabula, dans le texte de Juba, désigne une « légende déjà développée » sur Gygès, ou s'il peut s'entendre simplement de « l'histoire », même récente, de ce roi. Archiloque n'avait raconté ni l'histoire ni la légende de Gygès; il avait seulement nommé ce tyran, dans un vers devenu bientôt proverbial.

Mais la phrase d'Hérodote, que nous venons de

1. Juba, cité par Rufinus, Grammatiei latini,éd. H. Keil, t. VI, p. 563.

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