Diodor.. V
parce qu'il avait besoin contre ses ennemis de l'assistance du dieu qui porte la flamme et l'incendie?
La prière d'Archiloque à Apollon offre exactement le même caractère1 : le dieu de la lumière et du jour a le don de révéler les coupables (toùç yàv xl-izu; ai^xv/z) ; il est surtout, aux yeux du poète batailleur et vindicatif, celui qui fait périr les hommes (sÀXu1 u>a-zp bXkûeiç).
Que le nom de Déméter ait éveillé dans l'esprit d'Archiloque l'image des moissons dorées, c'est ce que paraît impliquer l'épithète ^pujcsôeip, qui figurait dans un poème en l'honneur de cette déesse2; et Dionysos est bien proprement le dieu de la vigne pour le chanteur inspiré qui entonne le dithyrambe sous le coup des violents effets du vin (oïvw s'j^v.epoc^mbûq cppï'va;3).
Il se proclame le servant d'Enyalios4, en même temps que le disciple des Muses : double formule consacrée par un usage traditionnel, et qui atteste seulement la dignité tière du soldat et du poète. Ares est le dieu meurtrier 5 qui rassemble la mêlée dans la plaine 6, et qui reste neutre entre les deux partis (;uvb; 'EvuaXioç)7, parce qu'il symbolise également l'attaque et la défense {y.yj. -t xTavéovTa v.x-iv.-x) 8. En un mot, il personnifie le souffle guerrier qui anime Archiloque, comme les Muses représentent son inspiration lyrique. Ainsi, partout, sous
i. Archil., fr. 27 :
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