Selon l'expression de Plutarque, De aud. poet
Aussi bien l'intempérance du poète dans les plaisirs de la table n'est-elle rien moins que prouvée. Le mot de Callimaque,
[AEOu-Arjyo; çgo(;juov 'Aoy.Àoyoj ',
vise une ivresse toute poétique, un enthousiasme dithyrambique pour les présents divins de Dionysos. Si d'autres fragments contiennent l'éloge des vins deNaxoset d'Ismaros3, ce sont là propos de soldat, et d'un soldat habitué à la vie dure des camps, à la vie plus dure encore du marin. « Allons ! la coupe à la main, passe dans les bancs du vaisseau rapide, débouche lescreuses amphores, et prends le vin sur la lie, bien rouge ; car, par une garde pareille, nous ne pouvons pas jeûner4. » Le distique célèbre où Archiloque parle du vin d'Ismaros n'est pas, comme on l'a cru, un cri de triomphe à la pensée des «franches repues » qu'il emporte à la pointe de sa lance5; il faut l'interpréter plutôt, avec Synésios,