‹ ArchiloqueChapitre 188 sur 258 · Dion. Chrysost., Or., II, p. 20, édit. L. Dindorf · texte numérisé non relu

Dion. Chrysost., Or., II, p. 20, édit. L. Dindorf

4. Diogenian., II. 93 : 'ApxD-oyov iz<x~.v.z. — Cf. Suidas, s. v. 'ApyJ/.o/o;. — Il n'est pas douteux que, dans ce proverbe, le verbe Tua-sï; ne signifie « tu connais », « tu possèdes à fond » Archiloque, pour l'avoir souvent lu et étudié. Cf. Aristoph., Av., 471 : Aï<tw7tov îtSTrarrixaç, et Plat., Phaedr., p. 273 B : Tdvye Tiai'av a-j-uov mni^y.az. — Eustathe s'y est trompé, Od., 11, 277, p. 1684, 47 : S8ev xoù Tiapotjjica èiri to>v o'jtm mcÛTCTEtv eyçuôv tô 'Ap-/t>.oyov TteîtàTïjxaç, m; t'i nç EÏ7iï), crxoptt t o v , ^ o ç t v r, /. a ■/. f, v a x a v 0 a v .

LA SATIRE DES PERSONNES DANS ARCIlILOtjLE 203

différences profondes suivant le sentiment qui l'inspire : le même mot, ou un mot semblable (oveiSoç, ovetSiÇeiv) peut s'appliquer à la satire qui ne craint pas de flétrir le vice1, on à celle qui s'attaque lâchement à des innocents ou à des faibles2. Dans quelle mesure la satire d'Archiloque tient-elle de l'un ou de l'autre de ces deux genres?

Une autre expression revient souvent dans les écrits des anciens : c'est le mot xa^yopia, ou, sous une autre forme, xo v.x/.ippr^.zv. Elien, d'après Suidas3, note ce caractère delà poésie d'Archiloque, et Pindare déjà se défendait de tomber dans le même défaut4. Mais cette médisance est-elle de la calomnie? Le mot y.xv.r^zp'.x: ou xax^yoftou oixt;, dans le droit attique, désigne un procès en diffamation ; mais le défendeur peut toujours arguer de sa bonne foi, et le même terme s'appliquer à des attaques justifiées comme à des injures gratuites.

Le même doute subsiste, quand le grec emploie le mot (■SXaffÇTjfua, qui évoque en français l'idée très précise du « blasphème ». Si le rhéteur Alcidamas, cité par Aristote5, dit que les Pariens honorèrent Archiloque en dépit de ses pXacçYjpiiat, cette restriction peut se rapporter sans doute à des médisances perfides ; mais l'auteur d'un écrit bien connu sur la comédie ancienne, Platonios, ne songe qu'à la violence, à l'emportement de la satire, quand il attribue à Cratinos. imitateur d'Archiloque, des injures lancées contre des

1. Julian., Misopof)., 337 b : rv)V îi; rovç àoizoCvTa: XotSoptav.

2. OEnom., ap. Euseb., Praep. evang., V, p. 22S b : XoiSop^aat p.è\ ffiixpwç tx: o-JX ifJî/.ojTa; r(ulv ~'ioi<j.zr.'7(JX'..

3. Suid., s. v. 'Ap^O.oyo: " n'j'.r-.r^i yevvato'v tàXXa. ei nç aOtoû ~o BÎcvpoizpzizzz xaî to xaxôppT)pLov àçéXot.

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