Hom.. Iliad., 11. 383 sqq
3. Nous interprétons ici '.contrairement à l'opinion d'Arislarque) le mot y.ïr,% dans le sens de « natte de cheveux, savamment tressée en forme de corne ». Cf. Archil., fr. o~.
qui ont passé ensuite à ses héritiers naturels, les comiques d'Athènes.
Il y a plus de malice peut-être et de persiflage d^ns les récriminations de Héra contre les intrigues ds son royal époux1. Aussi le poète ne de'signe-t-il pae ces paroles de la déesse par le même mot que les injures d'Achille à Agamemnon ou les réprimandes d'Hector à Paris ; les apostrophes de Héra sont mordantes et moqueuses (xepTou.foiç è-Éso-cn), et voilà le terme propre, couramment appliqué dans toute la poésie homérique à ces propos amers, moitié sérieux, moitié plaisants, que se lancent à la face l'un de l'autre des ennemis ou des amis même. Quand Achille, d'un ton protecteur, invite Enée à lui céder la place plutôt que de s'attirer quelque malheur, il ajoute avec ironie cette vérité proverbiale : « Les sots ne voient le mal que quand il est venu, pzy^ïv céxs v^-ioç ë'yvw 2. » Enée se refuse à répondre sur le même ton, quoiqu'il sache, lui aussi, manier la raillerie injurieuse et l'outrage, rçjxèv x,epT©(jtiaç rçS' aïauXa [^.uOïicjaijôat3 : Hector en fait autant4. Dans un autre passage de ïlliade, le mot y.sp-oy.sîv exprime une idée différente, mais assez voisine, à savoir les agaceries, les taquineries, que des enfants imprudents font subir à une ruche d'abeilles au bord d'une route3.
Dans VOdyssée, les injures que les prétendants adressent à Ulysse s'inspirent du môme esprit de rail-
1. Hom., Iliad., 1, 539 sqq. — Dans le même passage (1, 552), Héra pose à Zeus une question (Ab/rka.zz KpoviSr,, 7toïov tbv [xûôov ëetirsç ;), dont s'est souvenu Archiloque (fr. 94) :
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