‹ ArchiloqueChapitre 198 sur 258 · Hom., Od · texte numérisé non relu

Hom., Od

sauter les dents de la mâchoire comme à un pourceau qui fait du dégât dans les terres du voisin * ! » Au bruit de cette querelle, les prétendants accourent, et se promettent de bien rire : ils proclament solennellement que le vainqueur deviendra le mendiant attitré, privilégié du palais. Ulysse fait mine d'abord de se croire vaincu d'avance : « Un vieillard comme moi ne devrait pas entrer en lice avec un jeune homme. Hélas ! c'est la faim qui me presse, «XXa ;j.s yourtrip b-pûvei2l » Mais bientôt il rejette ses vêtements et découvre ses membres vigoureux. Les rôles changent : Iros se met à trembler, et refuse le combat, tandis que les prétendants l'accablent de sarcasmes et de menaces. Enfin la lutte s'engage : du premier coup, Ulysse envoie son lâche adversaire rouler sur le sol ; les prétendants meurent de rire (yéXtp ë'y.Qavcv)3, et Ulysse met le comble à cette scène grotesque, en exposant son ennemi à la risée du peuple ; il le tire par les pieds hors des portiques et de la cour, puis le fait asseoir en dehors de la porte, et, lui mettant un bâton à la main, il lui crie : « Demeure là, pour chasser les chiens et les pourceaux ! Et ne te crois plus le maître des hôtes et des mendiants, misérable que tu es4 ! » Les termes familiers et populaires donnent à ce morceau, dans le texte grec, une saveur toute iambique, et il n'y manque même pas, pour rappeler le genre d'Archiloque, les menaces grossières et les détails repoussants °.

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