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AVANT-PROPOS VII

nouvelle a conduit à une appréciation plus juste de Tinfluence ionienne sur le développement historique de la Grèce continentale et de l'Europe elle-même. Lorsque M. G. Busolt publia, en 1893, la seconde édition du tome Ier de son Histoire grecque l, il consacra toute une série de chapitres nouveaux à la période mycénienne; mais il ne modifia pas moins l'exposé des âges suivants, et ce fut pour élargir le rôle de la Grèce asiatique dans le mouvement des idées et le progrès de la civilisation. A la même date, M. Ed. Meyer-, dans le tome II de son Histoire de l 'antiquité, donnait plus de force encore à la même conception historique : en reportant jusqu'à la période mycénienne, à une date antérieure à l'invasion des Doriens dans le Péloponnèse, l'occupation des côtes asiatiques et des îles par les tribus grecques, il montrait, sans interruption, le libre développement de cette Grèce orientale, d'où devait venir au vne et au vie siècle le signal de l'affranchissement • dans le domaine des institutions politiques, de l'art, de la science et des lettres.

Mais c'est aux archéologues surtout que nous devons la notion plus précise d'une Grèce ionienne, d'une Ecole ionienne, comme dit M. Edm. Pottier, dans ce Catalogue des vases antiques du Musée du Louvre3, qui contient mieux qu'une esquisse de

1. Busolt (G.), Griechische Gesehichte bis zur Schlaclil von Chaeroneia, Bd I, Gotha, Perthes, 1893.

2. Meyer (Ed.), Gesehichte des Altertums,Bà II Geschichle des Abendlandes bis auf die Perserkriege, Stuttgart, Cotta, 1893.

3. Pottier (E.), Catalogue des vases antiques de terre cuite, 11° partie : VEcole ionienne, Paris, Librairies-imprimeries réunies, 1899.

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