‹ ArchiloqueChapitre 202 sur 258 · Archil.. fr · texte numérisé non relu

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de Dionysos, et en général le culte des divinités champêtres, symboles de la fécondité du sol. Le caractère naturaliste de ces dieux déteignit, pour ainsi dire, sur l'esprit de leurs adeptes, et l'iambe, avec ses vivacités sans mesure, prit naissance, sous sa forme populaire, dans les ébats de ces fêtes désordonnées. Archiloque ne fit que transporter dans la vie commune ces emportements de langage, et l'apostrophe satirique, l'invective devint dans ses mains une arme favorite.

Mais, en dehors des temples et des cérémonies religieuses, la vie grecque comporta de bonne heure des réunions d'amis, de voisins, d'hommes rapprochés les uns des autres par la communauté des affaires ou des plaisirs. La /esche, que redoute Hésiode pour le bon cultivateur1, n'était pas le seul endroit où l'esprit malicieux du Grec se donnât libre carrière, aux dépens du prochain. Si certain jour, le 6e du mois selon Hésiode, était propice aux propos railleurs (xapto^a $â£eiv), aux plaisanteries mensongères (ibeûSea 0' a :. y. u a (eue -i Xôfcuç)2, on peut croire que, de cette vieille tradition populaire, il était resté quelque chose dans les habitudes privées et publiques des contemporains d'Archiloque. Mais, plus que toute occasion, les banquets se prêtaient à ces entretiens, libres et parfois licencieux, où le vin déliait les langues en échauffant les cerveaux. L'hymne à Hermès fait allusion à ces improvisations poétiques, à ces chants moqueurs, que les jeunes gens faisaient entendre dans les banquets :

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