‹ ArchiloqueChapitre 207 sur 258 · Archil., fr. o · texte numérisé non relu

Archil., fr. o

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de miel1. Telle est la misère de l'homme, qu'il s'attire souvent lui-môme, en croyant bien faire, les pires malheurs, comme cet habitant de Carpathos, qui, selon le proverbe, pour avoir introduit des lièvres dans son île, vit bientôt ses champs et ses vignobles dévastés2. Môme quand il s'attaque, non plus à un travers général, mais à un homme, Archiloque a souvent encore le sourire aux lèvres : des peintures satiriques, des traits, des mots, nous sont parvenus, qui ne dépassent pas le ton d'un aimable persiflage. Son meilleur ami, son compagnon d'aventures àThasos et en Thrace, Glaucos, dont le nom revient à plusieurs reprises dans lestétramètres de l'inscription de Paros, et qui paraît avoir été le confident de ses inquiétudes3, de ses réflexions moroses4, de ses déboires5, n'est pas à l'abri de ses plaisanteries. « Chante, ô Muse, Glaucos à la chevelure artistement tressée en forme de corne6! » C'est à des prétentions du même genre qu'il s'en prend dans le spirituel couplet que nous avons déjà cité : « Je n'aime pas un chef qui se redresse dans sa haute taille...7. » Avait-il aussi dépeint sous des couleurs ridicules un poète de Smyrne, Magnés, qu'une tradition représente comme un ami du roi de Lydie Gygès8? L'hypothèse est, à vrai dire, peu solide0; mais nous savons qu'Ar-

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