Archil., fr
8. Suid., s. v. Ma-;vr,ç àvïjp ~irjpvaïoç. — Xicol. Damasc, fr. 62 [Fragm. histor. graec, t. III, p. 395).
9. Cf. Crusius (O.), art. A vchilochos, dans Pauly-Wissowa, Real-encyclopaedie. t. Il, p. 489 et 501.
cliiloque avait raillé de même bien des gens: un joueur de flûte, Myclos, pour ses mœurs corrompues', un devin, Batousiadès, sans doute pour son charlatanisme2; ici, un bavard, dont il disait avec esprit : « Contre un tel homme, il n'y a qu'à se sauver3! »; là, un lâche, qu'il désignait plaisamment sous le nom d'un timide chevreuil4; ailleurs, des hommes fourbes, pour qui il inventait des épithètes comiques5.
Il y a déjà plus d'amertume dans l'apostrophe à son ancien ami Périclès, qu'il accuse d'indiscrétion, d'indélicatesse, pour avoir pris part, sans payer son écot, à un banquet où il n'était pas convié6; et c'est sur un ton d'impatience et de menace qu'il s'écrie: « Maintenant Léophilos est le maître, Léophilos commande, tout est soumis à Léophilos ; mais que Léophilos écoute bien ceci7! » La forme recherchée et savante de ce distique témoigne d'une passion encore maîtresse d'elle-même. Mais, le plus souvent, le poète cède et donne libre cours à des mouvements plus impétueux, à des accès plus aigus de rancune, de vengeance et de haine. Dans l'étude qu'il nous reste à faire de ces pièces les plus véhémentes, il nous faut séparer les uns des autres des fragments qui peut-être se rapportaient aux mêmes faits : la satire enflammée d'Archiloque a dû confondre dans les mêmes invectives tous ses ennemis, sans distinction de sexe ; mais nous réserverons pour la fin ses attaques contre les femmes, en parti-