‹ ArchiloqueChapitre 209 sur 258 · CARACTÈRE DE LA SATIRE DANS AKCIHLOQL'E · texte numérisé non relu

CARACTÈRE DE LA SATIRE DANS AKCIHLOQL'E

culier, contre la plus fameuse d'entre elles, Xéoboulé. Souhaiter la mort de son ennemi, n'est point pour Archiloque le comble de la fureur ; on dirait presque que c'est pour lui le premier degré de la colère. Quand il se contente d'invoquer Apollon contre ceux qui lui ont fait du mal, on oublie presque la cruauté de l'intention, tant la forme du souhait semble modérée1. Ses vœux ou ses menaces tendent d'ordinaire à des raffinements de souffrances ou de supplices. « Ce que j'espère, c'est que beaucoup d'entre eux seront desséchés par les rayons ardents de Sirios2 ! » Encore ces imprécations ne visent-elles qu'indirectement ses victimes3. Plus souvent il s'adresse à elles-mêmes : « Prends garde de rencontrer ton maître4! » « Puisse le châtiment l'atteindre5 ! » Il brûle de se mesurer avec elles. « Comme un homme altéré, j'ai soif de lutter avec toi6 », et ces mots, qui doivent s'entendre d'une lutte sanglante, sans merci, font penser au souhait sanguinaire de Théognis : twv ew] \).ïi.~j:> or.iy. tosîv7. Mais nulle part l'acharnement ne s'exprime avec tant de force que dans la pièce récemment déchiffrée sur un papyrus de Strasbourg s. À son ennemi, engagé dans un lointain voyage, il ne souhaite

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