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tableau '.Mais que faut-il conclure de là? Par eux-mêmes, les attributs que le poète donne à son personnage conviennent moins à une jeune fille honnête qu'à une femme parée pour une fête ou un banquet, et quicherche à plaire, à entraîner tous les cœurs sur ses pas. Et c'est là justement l'effet que décrit un fragment qui semble inséparable du précédent : « Elle avait les cheveux et la poitrine parfumés, au point d'enflammer d'amour même un vieillard 2. » Rien dans ces morceaux n'implique l'idée d'une première rencontre, ni celle d'un sentiment respectueux à l'égard de cette beauté provocante. Bien plus, la scène ici décrite appartient au passé, à un passé peut-être éloigné, et, si le poète s'émeut encore à la pensée de l'amour qu'il a ressenti, il semble plutôt s'excuser d'une aveugle passion que se complaire dans un souvenir heureux.
On admet encore qu'Archiloque, dans deux au moins de ses poèmes, poursuivait Néoboulé de ses vœux les plus discrets, bornant même ses espérances à lui toucher la main. Mais le premier de ses fragments offre une variante qui mettrait dans la bouche d'une femme, et non dans celle d'un homme, cette prière respectueuse: « Je te supplie en silence3. «Même s'il était prouvé que le poète parlât ici de lui-même, son interlocuteur resterait toujours anonyme. Quant au fragment 71, le seul où Néoboulé soit expressément nommée, la grammaire nous semble exiger qu'on l'entende ainsi : « Ah! puissé-je toucher Néoboulé de ma main (yjipi, et non yeÊpa 4) ! » Mais ce n'est pas tout : il y a dans ce vers un mot essentiel que cette traduction ne rend pas : et yy.p wç