Meyer (Ed.), Geschichte des Alterthums, t. II, g
ARCHILÛQUE ET GYGÈS 25
pas s'arrêter là : cette date de 657, M. Ed. Meyer la tire des chronographes chrétiens, d'Eusèbe et de la chronique de saint Je'rome ' ; mais, dans cette chronique, la date de 657 ne se rapporte qu'indirectement à une invasion eimmérienne : elle marque, non la mort de Gygès et la prise de Sardes, mais la fondation d'Istros par les Milésiens, à une époque où, disait-on, les Scythes avaient rejeté les Cimmériens en Asie Mineure2. Ne trouverait-on pas, dans la chronologie grecque de cette période historique, une indication formelle qui permît de placer la mort de Gygès à une date plus en rapport avec les données des archives assyriennes ? C'est la recherche qu'a entreprise M. H. Gelzer dans un travail déjà ancien, intitulé DasZeitalterdesGyges3, et voici ce qu'il a découvert : parmi les versions différentes que nous possédons de la Chronique d'Eusèbe, il y en a une, une seule, qui donne, pour la liste des rois de Lydie, un nombre d'années inférieur aux chiffres d'Hérodote, d'Euphorionet de Julius Africanus ; c'est le texte arménien du Ier livre d'Eusèbe'1. D'après cette version, l'un des rois de Lydie, Sadyatte, n'ayant régné que cinq ans au lieu de quinze, l'avènement de Gygès est ramené à l'année 687, sa mort à l'année 652, et du même coup les événements relatés dans la chronique assyrienne, postérieurs à l'année 664, trouvent naturellement leur place dans les dix dernières années
1. Euseb., Chronic, II, p. 87, éd.Schcene: Histrus civitas in Ponto conilita.
2. Anonymi orbis descriptio, dans les Geographi graeci minores, 1. 1, p. 196-237, v. 769, sqq. : za: -rt-, mSXtv | MiXtJctoi x-tÇouaiv rjvixa Sxudâvj il; Atixv TTpiT:v;j.a Stéêij Jbxçoâpor/. | n> KtfjjiEptouc Stâxov Ix to3 Boavâpou.
3. Gelzer, Das Zeitalter des Gyges, dans le Rheiu. Mus., t. XXX (1875;. p. 230, sqq.