Euseb., Chronic. I, p. 69, éd. Schœne
du règne de Gygès. Tel est le système que M. Gelzer a fait généralement prévaloir, et qui nous parait aussi le plus probable i.
Aussi bien les dates ainsi obtenues n'ont-elles qu'une importance secondaire pour l'interprétation du vers : ::j [agi -y. rjv£w...Car ces mots, nous l'avons vu, peuvent avoir été dits longtemps avant la mort de Gygès, à une époque même assez voisine de l'avènement de ce roi, dans le temps où, pour remercier l'oracle d'Apollon, il émerveilla la Grèce parla richesse et l'éclat de ses offrandes delphiques.
3. — A QUELS FAITS HISTORIQUES SE RAPPORTE LE MOT d'aRCHILOQL'E « LES MALHEURS DES MAGN'ETES » (t« MayV7)TO->V xaxâ) ?
Une troisième allusion à un fait historique a paru se rencontrer dans les fragments d'Archiloque : c'est le mot -ZX Mavvfrcwv *axa 2? « les malheurs des Magnètes ». De quels événements parlait le poète, en s'exprimant ainsi? Une tradition, suivie par Strabon3, voulait que ce vers visât la destruction totale de Magnésie du Méandre, lors de la grande invasion cimmérienne où périt Gygès. Dans cette hypothèse, la prise de Sardes et la mort de Gygès se plaçant, d'après les calculs adoptés plus haut, dans l'année 652, c'est après cette date qu'Archiloque aurait écrit ce vers. Telle est
1. M. Maspero adopte les conclusions de M. Gelzer, et s'exprime ainsi à ce sujet : « Winckler a essayé de revenir à la date de 657 (Alforientaliscke Forschungen, t. I, p. 495-496), en s'appuyant sur l'époque présumée de la rédaction des divers cylindres d'Assourbanabal : ses calculs ne nie semblent pas jusqu'à présentdevoir l'emporter sur ceux de Gelzer. » Histoire ancienne des peuples de VOrient classique, t. III, p. 42 8, n. 4.