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MM. Fick et 0. Hoffmann écrivent Siaovsc

KïjXeï-ai, fr. 112a (Hiller-Crusius), — Kr,Àr,0;j.o:.

Koptovô;, fr. 39. — Kopwvr,, xopamç.

Kû68a, fr. 32. — Kfarco.

KJ^TT,, fr. 177. — KupToç (adj.)

foSpxov, Papyr. de Strasbourg, fr. II. — Kupxo's (adj.).

MeSltov, fr. 138. — Mr|o=x (dans le même sens).

MeXeSaîvcov, fr. 8. — MsXé8*][Aa, [xsXeSoSv, p.eXs8câvT).

Mia7)Ti{, fr. 184. — Miaeïv (IZwd., 17, 272).

OtôaXéouç, fr. 9. — OïSfUt, oîSéw, otoâvto.

OJoaaâ, Pap. deStrasb., fr. II. — Cf. i'içy.oi à côté de àasaôû'v.

riax.Twaa:, fr. 187. — Wr/.-ôt.

ria/.iyxoTO;, fr. 87. — Ko'toç.

IlaXcvaxtb), fr. 34. — Sxteé, axispoç.

Ila?v;av£v, fr. 78. ~ LTapsx vo'ov v;ayïv [Iliad., 10, 391).

'l]n/.TÎ;j.;j.jpïv, fr. 97. — YY/.r^vxjy.z.

IWkvi.iI, Papyr. de Strasbourg, fr. II. — Hôkiilo;, rcoXepûÇEiv.

LTpofaaopLai, fr. 130. — WyÂ/.-.t^.

IIpoTeÉvto, fr. 130. — Tet'vw.

rPrîpuiTa, fr. 50. — Tf,î;:.

'Poor,ç, fr. 29. — Pooo'e'.ç, poSoSocxxuXo;.

'PoOoj, Papyr. de Strasbourg, fr. I. — To'0-.o; (adj).

Eé&ov, fr. 120. — Sioo;j.a-. (au moyen).

Y.:Àj.ia7a, f. 4. — 'EjûaaeXuo;.

Soço'v, fr. 45. — Soçîa.

Erj-jvdç, fr. 80. — StuyÉw, uruyspo';.

H'yx'j.T./oi, fr. 7o. — M<xy7], iiGÉyouac.

Tîjtov, fr. 78. — Tiar;.

TÀr;j.07Jv^v, fr. 9. — TXifpitûV adj.).

TpiamÇtipTjv, fr. 129. — O^jpoç, et l'expression homérique -y.; ■i.i/.^y .

TpixouXoç, fr. 106. — @pî£ et ouXo?.

Tpuydç, fr. 4. — Tpyâw.

' l'-zr-jpr^xÉvov, fr. 58. — Supov.

$uxîa, Papyrus de Strasbourg, fr. I. — $uxo;.

XecpTOÛn, fr. ôG. — Xetîpci).

XXôtiv, fr. 108. — XXwpo'ç, et dans Hésiode yXoepoç.

XoX-«jv, fr. 131. — XôXoç.

XpT)>Tj, fr. 56. — Cf. pt'ou xeyp7]p.lvo; Hesiod., O/)., 634. — Cf. Odyss.,

Xpuaoéfletp, fr. 121. — Xpuoo's et ïÔeipot.

Les 147 mois étrangers au vocabulaire homérique se réduisent donc ainsi à 82. De ce nombre 14 doivent

être encore éliminés, parce qu'ils proviennent seulement de témoignages douteux ou de restitutions conjecturales1, et nous arrivons à une somme de 68 mots, que nous allons étudier par ordre alphabétique.

AivÉ;, fr. 38 : .< lamentable ». — Mot formé comme aîdcÇto, de

l'interjection al, aîaï.

'A(JLu8p7Jv, fr. 128 : « invisible ». — Cf. ei&oXov àpurjpdv (Od., 4, 824). W-ïOgisev, fr. 138 : « il coupa ». — Mot formé de âpîÇ ou de Qep£w. WrzoszoX'j-TEiv, fr. 124 : « écorcher » (avec un sens obscène). 'AraaxujraÇov, fr. 127 : a ils chassa lent à coups de bâton». — Stutco;,

bâton, ne reparaît que dans la langue alexandrine. — Cf. lat.

stipes.

BocSa£, fr. 33 : « un bavard'».

DoTTpj/o'.jt, fr. 58 : « boucles de cheveux ». Bpùtov, fr. 32 : « boisson mousseuse ». raù'pov, fr. 58 : « fier ». - Vieux mot populaire, à rapprocher de

l'expression homérique xôosï yairov.

Tpctaou, Pap. de Strasbourg, fr. II : « bouc». Ata£e5oaTpu/w[X£vov, fr. 162. — Cf. ci-dessus (?oaTpu/otat. AtaTzsnXtypLevov, fr. 58 « qui marche avec de grands pas ». — riXtaiEiOa'.

est homérique.

AtGûpa[jLSov, fr. 77 : « dithyrambe », chant inconnu d'Homère. Apr^TTiv, fr. 72 « actif »,acc. de oprjairiç, forme ionienne de opàat-^ç. 'Efxuti, fr. 37 : « rasé jusqu'à la peau ». — Kutoç (lat. cutis) n'est

pas homérique.

"Hxïiv, fr. 43, ou mieux 7)x»fv : « pointe »• forme ionienne de ày.r\.

— Cf. à.-/.«v/.r'h lat. acu, acies.

"H[i.6Xazov, fr. 73 : « fai failli », clans le même sens que le verbe

homérique f|a€poTov.

Qiv"vi fr. 71 : « toucher ». — Il est surprenant que l'idée primitive de toucher ne se présente pas avant Ardiiloque sous cette

forme simple, populaire.

'ItxaÇwv, fr. 22: «iambes», genre inconnu d'Homère. "It.m, fr. 169 : « poids qui presse les draps dans un atelier de foulon ».

1. Ce sont les mots suivants : 'A-^Sovo; (fr. 156), à'^yy* (fr- *57}, axop];ov (fr. 158), paxxi'r) (fr. 83), eaxs (fr. 14), y.zztx& (fr. 136), [louvôxepa (fr. 181), fe'jtuÇs (fr. 32), ' rcapSoxdv (fr. 140), ffxaçevç (Papyr de Strasb., fr. II, restitution douteuse), ixxeXrçirepov (fr. 193), (txÛty)v (fr. 122). xr,-^» a (fr. 119), çâfftç (fr. 160).

Kà8tov, fr. 4 : » vases à conserver le vin », lat. cadas.

KrjÀ'ivo;, fr. 97 : « étalon ».

KïipuXo;, fr. 109 a (Hiller-Crusius), «alcyon mâle».

Koxxu{j.7]Àb>v, fr. 173 : « prunes ».

'ExTEviff[i.£vot, fr. 163 : « bien peignes ».

K'jfwv, fr. 178 : « coquin ».

KtôO(ov, fr. 4 : « vase à boire ». — Voir sur ce vase l'article Cothon

dans le Dictionnaire des Antiquités, de Daremberg et Saglio. Arpt, fr. 179, terme injurieux, interprété par àxôXaaroc dans

VEtym. Magnum.

As-'w; oùSév, fr. 112 : « rien du tout ». — Hesych., Xeiwç ■ Seivcôç,

aeo8pa, TcÀ3;'o:.

Asticot, fr. 88 : « actions criminelles >>. Etymologie douteuse. Atîtepv^Teç, fr. 50 : « misérables ». — Mot populaire, repris par la

comédie.

Aupïjv, Inscr. de Paros : « lyre ». — On ne trouve dans Homère

que xtOâpa et çdp;j.:y?.

Ms[i<XYpiv7], fr. 2 : « pétri ».

MeXap-^ûyou, fr. 110 (épithète d'Héraclès). MIXoç, fr. 77 : « chant », sorte de mélodie que ne connaît pas

l'épopée.

MéamXa, fr. 180 : « nèfles ».

Muxew, fr. 47, mot populaire et obscène. Cf. Iva; [xsSétov (fr. 138). Mupoiat, fr. 31 : « huiles parfumées », usage nouveau. Mupatvïjs, fr. 29 : « branche de myrte ». Mupxov, fr. 164 : « myrte ».

yi-jiiyyt], fr. 184, terme injurieux: "prostituée ». — Tous les composés de [x-jcjo;, souillure, sont étrangers à la langue épique. Muct^tjç, fr. 185, synonyme de ujx.ï,;.

Nt{çeiv, fr. 4 : « être sobre », s'abstenir de vin. — Mot populaire. Ilavrîyjc'.v, fr. 120 « panégyrie », usage nouveau. Ilspo'.y.a, fr. 106 : « perdrix».

nîOv-oç, fr. 89 : « singe ».

LTopvïi, fr. 142 : «prostituée ».

Hûyaoyot, fr. 189, le contraire de usÀâ<j.-jyo;. LTu-pjv, fr. 91 : •• derrière ».

'Pa-.€oç, fr. 58 : « aux jambes arquées ». — Variante ancienne

pour potxdç.

'Potxdç, fr. 58, même sens que pcuëcJç. Tdrxpw, fr. 90 : « piège ».

Twç, fr. 191 : « grain de raisin ». «

HaGr,, fr. 97, mot populaire et obscène, syn. de ujy.r,:.

SxuTfltXy), fr. 82 : s scytalc », d'où dépêche, message.

'Ecrfiupicrfiivaç, fr. 30. — Cf. ci-dessus fiûpotsi.

EwXrjvoç, fr. 5 : « tuyau ».

Tpccp.iv, fr. 195 : « périnée ».

TupavvîSoç, fr. 25 : « tyrannie «.

^siJicéXuÇ, fr. 126 : « étincelle».

$6eipai, fr. 137 : « pow, vermine ».

<l'Àjo;, fr. 197 : « bavardage ». Cf. ©Xjap;'a, lat. /îuo.

<Ï>uikx, fr. 130 : « excroissance », mot employé dans un sens

obscène, «twpa, Papyr. de Strasbourg;, fr. II : « voleur »,lat. fur. XaXtxpïjTov, fr. 78 : « vin pur ». Cf. XiX:; dans Hipponax, fr. 73. Xïjpap-êïj, fr. 198, sorte de coquillage. Xoioâoa, fr. 128 : « récif». Étymologie douteuse. Xjto£jç, Papyr. de Strasbourg, fr. II : « fabricant de marmites ».

Les mots populaires /jxpa, yûxpoç, yy~y-;, etc., sont étrangers à

la langue d'Homère.

Dans cette catégorie de mots étrangers à la langue île l'épopée, quelques-uns désignent sans doute des choses qu'on peut tenir pour nouvelles au temps d'Archiloque, tels que ■izG-p'jyzz ( l'usage des boucles frisées), Biôûpa^êoç, ly.[j.ozz, Xupv], \xi'i,zz. |/,ûpov, Tcav^upiç, çv.'j-,xkrn Tupavvt'ç ; mais la plupart proviennent de la langue du peuple, BTcéôpwev, zr.zsv.z'hÙT.-zi.v. à-snû-a^v. ^â8aç, ppîÎTGV, yaypoç, Ypaaoç, eyx.uti, tjxyj, fhysîv, ir.zz. y.y.zzz. •/.rj/.ojv. -/.^epow, •/.(ÔOwv. '/j-ip^r-tz, \).i\].y.^\j.vrrl. [j.i'ly., ;xj-/.r(r, v^çeiv, r.zpvrn -yyr,, psiîlôç, ii::Tp:v, i<or. zyJlr,, 7<o/,r,v, tcxv.'.ç, ?9s(p, ^AJcç, oû)z. yj-.ptJz. Tous ces mots expriment des idées ou des choses familières, grossières parfois ; quelques ionismes purs s'y mêlent, comme y.[j.jzpzz. Xeicoç, yy.'/J.v.pr-zv, et aussi des expressions inventées par le poète, comme aîrjveç, Xéyai yuvaîy-sç, \i\>z:y.yyrn d'autres sans doute; mais avant tout ce sont des termes vulgaires, et c'est à l'influence de cet élément que la poésie d'Àrchiloque devait son accent de franchise et de rudesse. Mais on

voit en même temps à quoi se réduisait cet éle'ment môme dans l'ensemble de l'œuvre : il était loin d'y tenir la place énorme qu'une statistique superficielle paraissait d'abord lui attribuer.

Il faut ajouter que, comme on pouvait s'y attendre, ces mots nouveaux dominaient de beaucoup dans les pièces iambiques d'Archiloque, je veux dire, par oppositionaux élégies, non seulement les trimètres iambiques et les tétramètres trochaïques, mais aussi les épodes. C'est dans ces iambes que devaient entrer naturellement les éléments nouveaux du vocabulaire; et, en fait, sur les 68 mots que contient notre liste, il y en a 12 dont on ne peut dire à quelle sorte de pièce ils appartenaient, mais les 5G autres se répartissent ainsi : 5 dans les fragments élégiaques, 51 dans les iambes. Il est vrai que les fragments élégiaques représentent aujourd'hui à peine ^ de l'ensemble (40 vers environ sur 258) ; mais ici la proportion n'est pas de -> elle

atteint ^-

Inversement, et pour la même raison, les fragments élégiaques offrent, proportionnellement, un nombre beaucoup plus considérable de mots apparentés à la langue épique1. Si, des 65 mots de cette catégorie, nous en retranchons 7 dont l'attribution est douteuse, nous constatons que, sur les 58 qui restent, 14 figuraient dans les élégies, ce qui donne une proportion très voisine de ^

Mais cette indication même, si intéressante qu'elle puisse paraître, ne doit pas nous faire oublier que les r au moins du vocabulaire total d'Archiloque appartenaient, en fin de compte, à la pure langue de la tra-

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