‹ ArchiloqueChapitre 222 sur 258 · Cf. ci-dessus, p. 23S · texte numérisé non relu

Cf. ci-dessus, p. 23S

24* IV. — L'ART DANS LA POÉSIE d'aRCHILOQUE

dition littéraire. Si, nous dégageant des chiffres et de la statistique, nous lisons à la suite les uns des autres les distiques élégiaques et les iambes, une impression qui ne trompe pas nous avertit que le vocabulaire est sensiblement le môme dans les deux groupes. C'est un fait, que les imitations certaines d'Homère dans l'œuvre d'Archiloque, loin de se rencontrer seulement dans les élégies, ont trouvé place aussi dans les iambes, les tétramètres et les épodes. Le fragment 36 est la transcription presque exacte, en mesure iambique, d'un hexamètre d'Homère1 . Les tétramètres 54, 55, 56, 64, 66, 70, 73, abondent en emprunts du même genre, et le fragment 62 fournit un exemple encore plus topique: ÈTr(Tj;j.;v yàp Êjuvbç âvôpuMcotç "ApTjç, ce qui équivaut à dire: « Il est bien vrai, ce mot d'Homère : Ares est égal pour tous2!» Enfin aucune pièce peut-être n'offre une suite plus frappante de locutions homériques que l'a violente épode dirigée par le poète contre un ancien ami : ©pr/ixsç ay.pixoji.oi ... ~iXX' àva-Xr^si v.zy.z ... axpov Tcapà prl';[j.vry.v.-j[j.y.-Mv'i. Ainsi, partout, en quelque mètre qu'il écrivît, Archiloque a puisé à pleines mains dans le trésor accumulé de la tradition; partout il a donné à sa pensée, même quand il laissait éclater sa colère et

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