Archil., fr
de Thasos, un autre morceau élégiaque vise une campagne toute différente, une guerre autrement terrible, où ni l'arc ni la fronde n'aura le dernier mot, « où l'épée nue fera sa sanglante besogne 1 ». Cette description se présente comme l'image lointaine d'une guerre qu'Archiloque n'a pas vue, qu'il ne verra jamais peut-être ; il en salue d'avance les hardis combattants, comme si d'autres soucis le retenaient loin du champ de bataille. Le distique suivant (fr. 8), envoyé à un ami, contient un sage conseil, mais aussi une satire à l'adresse d'un lâche : c'est le ton de l'élégie, avec la pointe de malice qui trahit le poète des iambes et des épodes. Dira-t-on que les plaintes ou les réflexions viriles inspirées à Archiloque par le naufrage de son beau-frère aient trouvé leur expression naturelle dans une «plaintive » élégie 2 ? Mais, selon un témoignage autorisé, le même malheur lui avait suggéré des vers iambiques 3 ; et comment ne pas rapporter à la même catastrophe le beau vers, iambique aussi,
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Tel autre pentamètre isolé J offre une idée ironique, une image et jusqu'à une expression qui rappellent deux autres vers, l'un du recueil des iambes6, l'autre des tétramètres7. Les fragments 14-16 ne portent pas la marque dune authenticité certaine ; mais le premiei