‹ ArchiloqueChapitre 226 sur 258 · Archil., fr · texte numérisé non relu

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'6. C'est Schneidewin qui, avec raison, a rattaché cet iamhe aux épodes 86, 87, 88.

6. Cf. Crusius (0.), Arc/iiloc/ios, dans Pauly-Wissowa, Real-Encyclopaedie, t. II, p. 498-491».

les deux livres1. L'indifférence que le poète affecte, par la bouche du charpentier Charon, à l'adresse des grandeurs humaines -, est un thème élégiaque plutôt que satirique : celle sagesse qui se complaît dans la médiocrité ressemble beaucoup à la philosophie du poète qui, dans les tétramètres, convaincu de la fragilité des choses humaines, se réjouit de ce qui lui arrive de bon sans trop s'irriter des maux inévitables 3. Il est vrai que les iambes suivants, dans le recueil de Bergk, contiennent le récit des scènes de débauche où se mêle la fille de Lycambe4. Mais n'oublions pas que les tétramètres eux-mêmes, à côté de tant d'autres sujets, traitaient aussi de celui-là : c'est dans ce mètre que le poète, déjà désabusé, souhaitait encore de toucher Néoboulé '. Et la violence avouée des sentiments du poète s'étale dans un tétramèlre fameux, plus que dans aucun autre morceau iambique'1. En revanche, tel iambe exprime une pensée toute homérique de forme, et, de fond, élégiaque7. L'obscénité même n'est pas la marque propre de l'iambe : les tétramètres n'en sont pas exempts8.

Assurément, le tétramètre se prête bien, selon la remarque du scoliaste d'Héphestion, à de chaudes et pressantes exhortations (ï-\ tôv Ospy.wv ÛTccôéascav) 9, et ce caractère didactique apparaît encore dans ce qui

1. Cf. les fragments 20 et 21. d'une part, 50-53, de l'autre.

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