Hesiod., Op.. v
3. Archil., fr. 86. — Sur ce prétendu vers proodique, cf. Wôffiin (E.), Die Eporlen des Archilochus, dans le Hhein. Mus., t. XXXIX 1885V
4. On suppose que le fragment 94 était le début d*une pièce qui se continuait par la fable du renard et l'aigle.
ressembler aux récits impersonnels d'Esope, a dû porter fortement empreinte la marque cTArchiloque. Après un débat simple, naïf, emprunté aux usages populaires, le poète s'étendait avec complaisance sur les détails de l'action, la mise en scène, le dialogue. Quelques mots isolés nous permettent de restituer les principales phases du drame : la perfidie de l'aigle, ses défis et ses menaces, les protestations de sa victime, les circonstances de son châtiment; mais les fragments les plus longs se rapportent à un dialogue et à un discours : perché au sommet de son arbre, l'aigle nargue son impuissant, voisin1, tandis que le renard implore la protection etla vengeance du ciel2. Ailleurs, au lieu de la violence injuste, c'est la vanité sotte qu'Archiloque bafouait sous la figure du singe :! : deux fables, composées dans le même mètre, et réunies peutêtre dans la même pièce4, mettaient le singe aux prises avec le renard, interprète rusé du poète lui-même. On peut contester l'existence des autres fables :' ; mais les restes que nous venons de signaler montrent bien l'ampleur aisée et la vivacité éloquente de ces compositions dramatiques, où se résumait, pour ainsi dire, l'art du vieux poète.
L'absence de toute fable dans les Épodés d'Horace suf-