‹ ArchiloqueChapitre 236 sur 258 · Plat.. Cat. min · texte numérisé non relu

Plat.. Cat. min

4. Sur i"inspiration d'Archiloque dans les poésies de Catulle, voir la savante étude de M. G. Lafaye. Catulle et ses modèles, Paris, Haihelte. 1894, p. 13 et suivantes.

mêmes idées. La question qui reste à élucider serait de savoir s'il n'a pas été plus loin encore dans l'imitation, et si la composition des Épodes ne reproduit pas assez bien pour nous celle des poèmes d'Archiloque. Un document nouveau, propre à éclairer cette question, est la découverte partielle de la pièce qui a servi de modèle à l'imprécation d'Horace contre le poète Mévius1 : ici, sans aucun doute, Archiloque, comme son imitateur, exprime le souhait de voir son ennemi en butte à une tempête et à un naufrage ; les deux pièces n'ont pas seulement le caractère d'une satire cruelle ; elles offrent des idées voisines dans une composition semblable. Est-ce à dire qu'il y ait lieu de nier la réalité du personnage romain visé par Horace, et de voir dans la Xe Épode une simple transcription du grec? Non pas; Mévius est un ennemi littéraire de Virgile, et Horace, dès l'époque des iambes, connaît et aime l'auteur des Églogues2. Voilà donc un trait qu'Horace n'a pas noté dans son imitation d'Archiloque, et cette découverte a quelque gravité : est-ce que les sujets en apparence les plus romains du recueil des Epodes ne reproduiraient pas, eux aussi, quelque chose de l'allure, du tour, de la composition des pièces grecques?

Avant de répondre à cette question, il nous faut considérer de plus près la Ve Épode dans ses rapports avec

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