‹ ArchiloqueChapitre 238 sur 258 · Horat., Epotl., 4, v · texte numérisé non relu

Horat., Epotl., 4, v

il se déclare prêt, comme Archiloqne, à rendre dent pour dent, et me remorsurum petit. Mais le l'ait même qu'il nomme en cet endroit le gendre dédaigné de Lycambe et le rude ennemi de Boupalos, prouve que la pièce n'est pas, dans la forme, une copie du grec. Les belles Épodes VII, IX, XVI, expriment avec un accent de profonde sincérité les angoisses, les joies, les découragements patriotiques d'Horace, et, dans ce rôle encore, l'ami de Mécène n'oublie pas les vers du vieil Archiloque : l'apostrophe au peuple assemblé sur le forum (Quo, quo scelesti niitis^ ?), ainsi que la mise en scène dramatique de tout le morceau, est bien dans le goût des iambes et des tétramètres de Paros. A la rigueur, l'appel à Mécène après la victoire d'Actium [Quand o repostumCaecubum 2) offre quelque ressemblance extérieure avec les distiques d'Archiloque : 'Aaa ' «ys uùv y.wOom '. . . . Le projet même que recommande Horace, quand il invite les Romains à émigrer dans un pays plus heureux 4, s'inspire d'un découragement qu'Archiloque avait connu quand il gémissait sur les maux « trois fois lamentables» de Thasos'. Mais, sauf ces lointaines analogies, ces trois pièces latines ont une franchise d'allure, une aisance de composition, une chaleur de sentiment, qui excluent l'idée d'un modèle timidementsuivi. Sera-ce la vieille débauchée des Epodes VIII et XII qui nous rendra le type de cesvictimes fameuses d'Archiloque? il est vrai que l'obscénité du poète grec s'étale ici en toute liberté ; mais c'est à peu près le seul

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