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8. Herwerden (H. van). Lexicon Graecum suppletorium dialeclicum, Lugrduni Batavorum. 1902. au mot xpoafvecv.

272 IV. — L ART DANS LA POÉSIE d'aRCIIILOQUE

par le mot x.psa{vsiv subsiste en quelque mesure dans le sens nouveau que lui donnait Archiloque? Le cheval qui frappe la terre du pied donne par là-même un signe d'impatience, et l'impatience est l'effet d'un désir contrarié. Qui sait si, sous cette image, le poète ne s'était pas représenté lui-même, ou quelqu'un de ses amis ou de ses ennemis, impatient de désir, peut-être à la porte de sa maîtresse?

Il y aurait là une recherche d'expression que ne démentirait pas d'ailleurs le style d'Archiloque. Mais il faut ajouter que, souvent aussi, l'expression la plus simple, la plus unie est celle que le poète emploie avec prédilection. Il y a je ne sais quoi de familier et de vague dans cette manière de parler : « Je ne ferai pas que les choses aillent plus mal (oifre y.àv.isv Or,™), si je me livre aux plaisirs et aux festins1 ». Et le même effet se tire du langage naïf du charpentier Charon : « Tout cela est bien loin de mes regards ?! » Avec autant de simplicité, Archiloque parle des figues et des produits de la pêche, frutti di mare, OaXâjj'.sv (âtov, nourriture ordinaire du peuple de Paros3. Le mot propre devient facilement brutal. « C'est le ventre, dit-il à un ancien ami, qui t'a fait perdre toute pudeur4. » Le langage populaire est traversé de proverbes, qui gardent le souvenir des plus anciennes formes de la pensée humaine : « D'une main elle portait de l'eau, la perfide, de l'autre du feuf)!» Les animaux ont une rudesse prime-sautière, une vivacité d'allure, qui fournit au

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