Archil., fr
3. Archil., fr. 184 : iav -ri y •/•/-,. IpyÔTiç, or,y.o:. r:zyi:.x. — Lépithète T.xy-J.T., citée par Suidas (au mot Mj?ây vr(), doit être, ce semble, complétée par une citation du scolia<te d'Aristophane (Schol. Aristoph. Av., 1619 . irepê irçupbv r.3.-/i\j.. La locution comique, ainsi forgée par Archiloque, s'oppose aux belles épithètes épiques, xaXXtwpvpo;, -y.-/iirsvpoç, iucoupoç, j^XtSavécyupoÇ] poSôenpupoç.
■il* iv. — l'art dans la poésie d'archiloque
par la simplicité d'un énoncé qui énumère sous la forme la plus analytique les éléments primordiaux du discours : « Tu n'as plus comme jadis l'éclat de ta peau délicate : voici qu'elle se flétrit désormais »,
Une telle déclaration est sans ambages, et sans réplique. Des coups droits, ainsi assénés, portent sûrement ; c'est le langage propre et le tour de l'invective la plus directe et la plus brutale. C'est aussi le ton de la décision arrêtée, de la volonté ferme en face du malheur. <( Adieu, mon ancien bouclier! J'en achèterai un autre, qui le vaudra bien, xt^uojjuzi où xaxiw2. » C'est aussi l'allure du récit impersonnel, ou qui atfecte de paraître tel : « Le singe allait, à l'écart des autres animaux, seul à l'extrémité du pays, tci6yj%cç fjei Biqfr'wv orcoapiôetç, jxoiivoç
.Mais il y a des cas où un mot, même dans une phrase aussi peu complexe que les précédentes, doit être mis en lumière, soit au début, soit à la fin. « .Esimidès, à s'occuper des reproches d'un lâche, on ne saurait éprouver beaucoup de choses bien agréables4!» Le mot lâche, en grec, suit immédiatement l'apostrophe :
Al<n|i.{$i2, Bsiàcj \jà\ l-;.zzrt-<:> , et la suite du distique
offre l'exemple intéressant d'un tour négatif qui répond à une nuance délicate de la pensée : Archiloque ne s'adresse pas ici à un rude compagnon d'armes ou à un ennemi ; il fait entendre un conseil à quelqu'un
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