Archil., fr
4. Archil., fr. 72 : (jnripovç ~z [«ipoïç. :i. Archil., fr. 66, V. 6 :
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vement aux Grecs. Une autre figure répond plus naturellement encore à la passion toute simple : c'est l'àva<popa ou reprise d'un mot, d'une locution. « 0 mon cœur, mon cœur, agité par des maux sans nombre ' !... » Mais Archiloque déploie dans ces sortes de répétitions plus d'art que les poètes épiques. « 0 Zeus, souverain Zeus, c'est toi qui commandes dans le ciel, c'est toi qui veilles sur les actions des hommes, bonnes et mauvaises, c'est toi qui juges aussi pour les animaux les actes de violence et de justice ~. » Nous avons déjà, plusieurs fois, cité la plus célèbre de ces àvaçopaf, le fameux distique où trois fois le poète répète ce mot sv Sopî, qui peint la vie simple et libre, heureuse et fière, du soldat 3. Mais la figure se complique encore, lorsque, dans deux tétramètres, lemêmenom propre, AetoçiXcç, revient jusqu'à quatre fois }, sans qu'on doive pourtant admettre, selon nous, que chaque fois ce nom se présente à un cas différent, suivant la formule du ayf^.y. twoXùtutwtcv. D'autres figures, apostrophes, interrogations, exclamations, pourraient sans doute être signalées dans les pièces d'Archiloque, comme dans toute espèce de poésie pathétique. Mais il vaut mieux remarquer, en finissant, que, malgré tout, le caractère de simplicité, de brièveté et de force domine jusque dans les morceaux qui trahissent quelqu'un de ces artifices de style. En dépit de l'innovation métrique qui a fait d'Archiloque