Elian., ap. Suid., s. v. 'Apy.t'/.oy/j
ORACLES RELATIFS AL" MEURTRIER d'aBCHILOQUE 47
poussa comme sacrilège, et lui fit entendre ce vers fameux :
Mo'Jiâwv 9epa7COv~a y.ï-i/.-x'ji;, ï;:(): vaou.
Calondas alors de se justifier, en invoquant les chances de la guerre: réduit à donner ou à recevoir le coup mortel, il avait usé du droit de légitime de'fense, il s'était soustrait à la mort, plutôt qu'il n'avait tué. Le dieu, touché de pitié, lui ordonna de se rendre à Ténare, à l'endroit où était enseveli Tettix (xsXs'jej sXôeïv il; Taivapov, Ivôa Ti--<.~ -iby-.-y.) et d'y apaiser par des libations l'âme du fils de Télésiclès (■j.iOJ.zx-()z'. tyjv t;j TeXeaotXsfou r.y.z'zz ùw/JiV '/■*'■ îtpaûvai y:y.<.: . Plutarque faitunrécitanalogue1, avec cette seule différence que, parlant du second oracle, il le résume en disant : « Le dieu ordonna à Calondas de se rendre à la demeure de Tettix ï-l tt,v -zj T£-->.-;z: z'iv.r^a) et d'y apaiser l'àme d'Archiloque. » Du texte d'Elien on conclut naturellement que le second oracle, sans nommer expressément Archiloque, le désignait par une formule où entraient les mots r.y.l: TeXsdCxXetoç. Ce patronymique, attesté par un oracle, prouve bien que, dans la tradition, le père du poète s'appelait Télésiclès. Mais à quelle époque remontait l'oracle lui-môme ? La dénomination de r.zl: TsXeoixXeio* ne fournit à cet égard aucun indice. C'est donc d'un autre mot, contenu aussi dans l'oracle, que M. Piccolomini déduit l'origine récente de tout le morceau : sa critique porte tout entière sur la phrase, évôa Ti-.-.'.'z -ihy-.-.xi. Il estime que les deux auteurs anciens, Elien et Plutarque, se sont fait l'un et l'autre, d'après une source commune, l'écho