Ibid
dans une troisième version, Lycambe gémissait sur la mort lamentable de ses filles, victimes des opprobres qu'Archiloque avait lancés contre elles1. Plus ancienne que tous ces témoignages est l'épigramme où le poète alexandrin Dioscoride faisait parler les filles de Lycambe elles-mêmes, dans une protestation d'innocence qui paraît bien répondre aux attaques réelles du poète2. Mais cette pièce, si précieuse pour l'interprétation des fragments d'Archiloque, ne contient encore, sinon dans la note du lemmatiste , aucune allusion à la mort violente des \v7.z\j/ôLoîç. Il est donc vraisemblable que la légende, si répandue à l'époque romaine, ne remontait pas bien haut dans l'histoire : ni Critias ne la connaît, ni aucun des auteurs qui ont parlé d'Archiloque au ve ou au ive siècle.
Dans ces conditions, l'origine peut en être cherchée dans les vers mêmes du poète, et la solution de ce problème résulte d'une glose de Photius au mot -/.j<im. « Kûàzi ' «vtÎ ~0i> à-àyHacOai ApyCkcycq'
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