‹ ArchiloqueChapitre 67 sur 258 · Archil., fr · texte numérisé non relu

Archil., fr

Ofujv -Vj?.i\i.oîw Ttaïoa tt,v ûirepTÉpriv.

D'après le scoliaste qui nous a conservé cet iainbe d'Arcliiloque (Schol. Hom , Iliad., 11. 786), ûirep-épïjv aurait ici le .sens de vswcép^v; mais le vers de Yllicule qui paraissait justifier ce prétendu ionisme (11, 78G : YSV67J u.kv -J-Éptipô? âcrrrv 'Aj^cXXeyç, | -psTSJTspo; 8s t'j ïnrsC) doit s'entendre autrement. Cf. Ebeling, Lexicon homericum, s. v. U7réprepoç. Dans Arcliiloque, nous comprenons tt,v îmeprépr^ dans le sens de « l'aînée ». C'est aussi l'opinion de M. 0. Crusius (art. Archilochos, p. 494).

croire, on peut s'attendre à tout : qu'aucun de vous ne s'étonne, quand même il verrait les bûtes fauves, changeant leurs retraites pour le séjour humide des dauphins, préférer au continent les flots retentissants de la mer et les dauphins se plaire dans les montagnes1. » Si ce morceau ne nous était connu que par la citation de Stobée'2, toute hypothèse nous serait permise sur l'application qu'Archiloque avait pu en faire. Mais Aristote, qui en cite le début3, nous fournit cette indication précise, que le poète prêtait ces paroles à un père parlant de sa fille, et faisait entendre par là un reproche qu'il ne pouvait pas exprimer en son propre nom. De cette donnée M. Jurenka tire l'explication suivante : le reproche vise Néoboulé, et la chose extraordinaire, incroyable, et pourtant réelle, c'est qu'une fille comme elle refuse un homme comme Archiloque. Le morceau appartiendrait donc à une pièce où le poète se plaisait à opposer l'accueil favorable de Lycambe aux résistances

1. Archil.. fr. 74. — Voici, d'après l'édition de Bergk, le texte de ce morceau :

XpV);j.âTOJV iî/.TÎ 70V OÙSSM CI771V o'jO à7TW}J.070V,

où8è 8au[iâ<7tov, i-îior, Y.zL: ~x~rto 'OXuu.mwv Èx \l£GT)\l!opir\ç, £0r)X6 W/.7' àiroxpvl/a: sào; r,/.i'o-j >.àu.-:ov7o: " Xufpbv 6' ÎJX8 iic' àvOpJmo'jç oso:. 5 'Ex 6k 70j xai T.'.n-.x 7:âv7a v.x~:.ii--x ';:'-;v;:a: àv§pà<nv ' [iY)8elç eô' -ju.mv tlffopôv SaupuxÇércA, u.7,0 oxav oia^ït: Brjpeç àvTafieî^wvTat vo[Ji<Sv ivâXiov xa: troiv BaXicra-vjç; 'riyiv/--x xu(j.ata sf/.TSp' 7)7C£tpoi> YÉVY)Tas, voïiTi ô' 7)8Ù r,v opoç.

Le second hémistiche du vers 9 contient certainement une faute de texte : on a proposé beaucoup de corrections. Cf. les notes critiques de Bergk, de 0. Hoffmann (Die griechischen Dialekte, t. III, Dev ionische Dialekt, Gottingen, 1898, p. 107), de Buehholz-Peppmùller Anthologie mis clen Lyrikern der Grieehen, t. I, 5* édit. par Peppmuller, 1900 , de O. Crusius Anthologia lyrica, 1 9 0 1 \ — Au vers 4. l'irrégularité métrique du l°r hémistiche a donné lieu aussi à de nombreuses conjectures.

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