‹ ArchiloqueChapitre 73 sur 258 · Pindar., Olymp., IX, v · texte numérisé non relu

Pindar., Olymp., IX, v

cette forme lises amis, et nous ne voyons pas l'indication d'un envoi de ce genre dans les mots cr/vu^éw; (t/.jtxay;, triste message, au début d'une de sesépodes1-. Car cette expression môme, dans ce passage, ne rappelle que de fort loin la pratique lacédémonienne de la scytalé, et c'est donner trop de force à l'étymologie du mot que d'en limiter le sens à un message écrit, à une sorte d'épître : cette pièce d'Archiloque a dû, comme les autres, être chantée d'abord par le poète dans une société d'amis.

Il faut en eifet tenir compte, pour celte première publication, si je puis ainsi parler, de l'œuvre d'Archiloque, d'un élément essentiel, qui est la musique. Bien que peut-être, dès Je commencement du vnc siècle, sinon même auparavant, l'épopée ait renoncé à l'accompagnement de la cithare, on ne peut mettre en doute que les poèmes d'Archiloque n'aient été à l'origine lyriques, au sens strict du mot. Sauf les épigrammes, dont l'authenticité demeure douteuse (il y en a trois en tout2], les pièces dontnous avons conservé quelques fragments, hymnes, ïambes, élégies, épodes, ont vu le jour sous la forme de chants, ou du moins de morceaux exécutés avec un accompagnement de musique. Les témoignages du traité attribué à Plutarque Sur la musique'' confirment à cet égard les conclusions qu'on pourrait tirer d'ailleurs : dans l'hymne à Héraclès, le refrain (r/jveXXa) , qui servait, dit-on, à remplacer le son de la cithare absente, prouve bien le caractère lyrique

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