‹ ArchiloqueChapitre 8 sur 258 · Plut.. De solertia animalium · texte numérisé non relu

Plut.. De solertia animalium

3. La plus récente édition, et la plus complète, de ce document vient d'être donnée par M. Miller von Gârtringen dans le fascicule déjà mentionné des Inscr. Graec, Iriser. Cycladum praeter Tenum, n° 444.

d'Archiloque. L'identilication des deux chroniqueurs, si elle paraissait probable, fournirait une indication décisive pour le temps où vécut Déméas; et M. Hiller von Gartringen, sans rien affirmer à cet égard, incline cependant à placer notre auteur dans la première moitié du iiic siècle. A vrai dire, l'hypothèse peut se défendre ; mais il y a, remarquons-le bien, une différence essentielle entre le travail que représente pour nous le Marbre de Paros et celui qu'avait entrepris Déméas : le Marbre de Paros est une chronique attique dont le titre seul comporte une concordance entre l'archonte athénien Diognétos (264/3 av. J.-C.) et un archonte parien : dans le reste du document, les faits de l'histoire locale n'ont aucune place1 ; le nom même d'Archiloque n'y figure que par hypothèse, dans une restitution qui ne doit en aucun cas contenir autre chose qu'une mention très générale de l'apparition du célèbre créateur de l'iambe 2. Au contraire, Déméas avait fait usage d'une chronique exclusivement parienne; c'est d'après une liste d'archontes pariens qu'il avait dressé ce que nous pourrions appeler ses Fasti archilochei. Or, ces recherches particulières ont précédé en Grèce les études de chronologie générale. Mais, pour une autre cause encore, l'ouvrage de Déméas

1. C'est ce qui ressort, avec plus d'évidence encore, de la découverte récente de MM. Krispi et Wilhelm. Cf. Mitth.des athen. InsL, t. XXII

(1897), p. 183, sqq.

2. Nous avons nous-raême discuté la restitution de ce passage dans le Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France, 1901, p. 138- 141. — M. Hiller von Gartringen propose de lire : 'A?' o-J ['Ap/f/.oyJo[: ô iy.y.Ôrj\-'j<.'rj; ifpdtv»)], sans tenir compte de la lettre Y cIui se lit sur la pierre à un intervalle d'une ou deux lettres après L'odumot ['Ap/c>.o/Jo[;j. La lecture ['Ap-/t"/.oy]o[; r]o[3 TeXecrixXéo'jç] nous parait donc préférable.

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