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PAREMENTS

piorros qui, en raison de leur humidiK^, étaient tr^s friables au nioment de leur emploi, se sont ainsi notablement durcies, comme on peut s'en rendre rompte par l'examen de ronstructions anciennes. Il serait préférable, pour cette raison même, de ne jamais gratter à vif les façades, sous le prétexte d'en nettoyer la surface, car on enlève ainsi la couche protectrice, dont l'absence expose à nouveau à l'action de Tair les parties internes plus ten<lres.

Divers procédés artificiels permettent de suppléer à la formation naturelle de cette couche durcie, lorsqu'elle ne se produit pas. Ce sont :

1*» La silicatisationy qui consiste à couvrir le parement de pierre d'une dissolution de silicate de potasse : au contact de Tacide carbonique de Tair, il se forme du carbonate de potasse .soluble, et la silice se dépose dans les pores de la pierre ; mais ce procédé entretient sur les façades une humidité continuelle par suite de la présence du carbonate de potasse très avide d'eau ;

2° La fluatation, qui supprime ce dernier inconvénient et qui consiste h imprégner la pierre de fluosilicate d'alumine soluble dans l'eau; il agit sur le calcaire ou carbonate de chaux pour former du spath-fluor et dégager de l'acide carbonique gazeux en mettant en liberté de la silice qui se dépose dans les pores et durcit les parements ;

3° Enfin, l'enduit de paraffine, en dissolution dans le pétrole ou étendue sur la surface préalablement chauffée du mur qui est ainsi rendu complètement imperméable.

Parements de petits matériaux. — Les parements de petits matériaux sont tantôt apparents, tantôt recouverts de crépis ou d'enduits, dont nous allons dire un mot à la fin de ce paragraphe.

Lorsque les matériaux doivent rester apparents, on ensoigne davantage la pose, et on rectifie autant que pos sible les joints qui sont rejointoyés par des procédés analogues à ceux employés pour la pierre de taille. Si le mur est en meulière, on a soin d'en régulariser l'épaisseur, et le rejointoiement se fait soit simplement avec du ciment lissé, soit en garnissant les joints, quelquefois tout le parement,

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avec de petits morceaux de meulière concassée, ce qui constitue le rocaillayc des joints et le rocaillagc en plein.

Enfin, pour la brique, on emploie soit le rejointoiement au for, soit le rejointoiement en saillie ou joint anglais, soit le joint plat.

Endaito divers, renformia. — Les enduits dont on recouvre les murs servent à deux fins : protéger les maçonneries contre les agents extérieurs et former des surfaces planes et lisses propres à recevoir des peintures ou des tentures. Ils se font à l'aide du plâtre, du ciment ou du mortier de chaux.

L'enduit au plûlre comprend deux phases principales. L'ouvrier jette sur le mur une première couche de gros plâtre, dit plâtre au panier, qui constitue ce qu'on appelle le crépi. Le crépi comprend lui-môme la dégradation préalable des joints, le gobetage et le dressementdela surface au moyen de la truelle brettée, qui laisse des aspérités facilitant l'adhérence de la deuxième couche. Celle-ci est faite avec du plâtre fin, tamisé, t^t plâtre au sas, gâché avec beaucoup de soin et jeté clair sur le mur, puis étendu ensuite et dressé à la taloche en se repérant sur les cueillies ou nus préalablement établis à la saillie voulue.

L'enduit est quelquefois arrêté après la première opération pour former un crépi apparent. Dans ce cas, la couche de plâtre est api)liquée avec plus de soin et, pour obtenir des aspérités plus régulières, on la jette à l'aide d'un balai de bouleau ; on a ainsi le crépi moucheté. Ce crépi peut être fait également avec du mortier de chaux.

Si l'on n'a pas de plâtre à sa disposition, on peut faire les enduits en chaux éteinte mélangée de bourre et on la laisse ainsi exposée à l'action de Tair, qui en transforme la surface en calcaire.

On fait souvent des enduits en mortier hydraulique dans les soubassements et les parties exposées à l'humidité, après dégradation et nettoyage soigné de toute la surface.

Jl faut éviter les enduits de plâtre sur les maçonneries hourdées en ciment et, réciproquement, les enduiLs en ciment sur les maçonneries hourdées en plâtre. Ces deux substances ne forment pas adhérence Tune avec l'autre.

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Lorsque le sol est humide et les matériaux des fondations poreux, il est nécessaire d'arrêter Tascension de Teau par capillarité, au moyen d'une couche (Tasphalte ou de ciment sur le joint inférieur du mur en élévation.

Les enduits en ciment sont imperméables et, par conséquent, peuvent être employés pour les parois étanchcs destinées à contenir des liquides.

Lorsque la partie d'un mur destinée à recevoir un enduit n'est pas parfaitement réglée, mais qu'elle présente des différences de saillie assez importantes, on les ramène à un nu uniforme au moyen d'ouvrages en maçonnerie de plâtras ou de petits matériaux, ou simplement en plâtre, qui prennent le nom de renformis.

§ 6. — Disposition des murs dans les édifices

Plantation d'an bâtiment, alignement, niveUement. — Les mui*s des édifices, étant destinés à clore des espaces bien définis dans leur ensemble et dans leurs différentes parties ou divisions, doivent être élevés exactement à leurs emplacements respectifs et, à cet effet, traces sur le terrain de la construction avec beaucoup de soin ; cette opération s'appelle la plantation du bâtiment. Elle se fait en ayant égard à deux genres de considérations : celles relatives aux propriétés, constructions ou voies publiques adjacentes, et celles relatives à son accommodation intérieure propre.

[Ai voie publique, étant la propriété de tous, c'est d'abord à elle qu'il faut avoir égard et, lorsqu'elle est ou peut être parfaitement définie, il est naturel que les constructions riveraines soient élevées dans des conditions telles qu'elles puissent en user pour elles-mêmes de la meilleure façon possible, sans en restreindre l'usage pour les autres. Pour cela il est nécessaire de ne pas empiéter sur la voie publi(|ue et de tenir tous les ouvrages en arrière de la limite séparative, qui prend le nom d'alignement.

De même, il est indispensable d'établir le sol de Tétage inférieur en ayant égard au profil longitudinal de la voie au-

devant de la façade, de se conformer, en un mot, au nivellement de celle-ci, soit en adoptant pour l'étage inférieur le niveau même de la voie, soit en rachetant la différence de niveau au moyen de pentes ou de marches intérieures ou extérieures.

A regard des propriétés voisines, autres que la voie publique, il suffit d'observer la ligne mitoyenne, établie par convention ou par contrat, et de construire soit en arriére de cette ligne, si le mur séparatif appartient entièrement au propriétaire qui fait construire, soit de part et d'autre de la ligne, si chacun des propriétaires voisins participe pour la moitié des frais à la construction de ce mur.

Les conditions relatives à l'accommodation intérieure sont indiquées par les plans cotés. Pour en faciliter le tracé sur le terrain, on adopte comme lignes fixes les axes des murs à rez-de-chaussée et on y rapporte toutes les cotes. On a ainsi pour tous les ét^iges des repères invariables.

Les murs des édifices doivent répondre à une foule de besoins qui appellent des dispositions spéciales, non seule ment pour chaque mur, mais aussi pour chaque partie d'un même mur. Nous allons examiner quelques-uns de ces cas.

Murs de caves et de fosses d'aisance. — Les murs de caves sont soumis à la pression des parties supérieures, souvent à des poussées de voûtes et à des poussées de terres, à l'action de l'humidité. Pour ces diverses raisons, on les construit en matériaux résistants et imperméables. D'autre part, ils ne sont point ai>parents à l'extérieur ; la beauté des matériaux inijjorte peu, et, parmi ceux qui présentent les garanties de solidité suffisante, on choisit généralement les moins coûteux. Aussi n'eniploie-l-on presque jamais pour ces mure la pierre de taille. Ils sont ordinairement en moellons bruts ou en meulière. On les construit aussi en briques, surtout si, limité par l'espace, on a besoin d'en diminuer le plus possible l'épaisseur. Toutefois, ce ne sont point là des règles absolues, et la pierre de taille aussi bien que la brique peuvent entrer pour une part plu» ou moins grande dans la construction des murs de caves, eu particulier pour les

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