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DISPOSITION DES MURS. DANS L£S ÉDIFICES

jambes ou piédroits des baies, pour les plates-bandes ou les arcs qui les surmontent.

Les caves sont, en général, voûtées soit en plein cintre, soit en arcs surbaissés. Dans les deux cas, on évite d'appuyer ces voûtes sur les murs de face ; on les établit autant que possible parallèlement aux murs de refend ; leurs poussées s'annulent ainsi deux à deux, et ces mui-s ne se trouvent plus soumis qu'à des efforts verticaux.

Les murs des fosses d'aisance destinés à contenir des matières liquides infectieuses doivent être construits en matériaux absolument imperméables. Ces fosses présentent, en outre, un fond à pentes légèrement inclinées vers le milieu établi sur un radier également imperméable. Leur partie supérieure est voûtée et percée, en général, de trois ouvertures: Tune, qui est l'orifice du tuyau de chute des matières qu'elle est destinée à contenir ; une seconde, donnant accès au coTiduit de ventilation^ un peu plus large et montant parallèlement à ce dernier jusqu'au-dessus du toit ; la troisième en On, servant à vider la fosse, rectangulaire et de plus grandes dimensions que les précédentes, appelée trou d'extraction. Celte dernière doit être située à l'air libre. La fosse est d'ailleurs établie de préférence dans une cour ou, lorsque cela n'est piis possible, adossée du moins à un mur extérieur.

Murs en élévation, de face, de refend, mitoyens. — Les murs en élévation, c'est-à-dire au-dessus des caves, se divisent en murs extérieurs ou murs de face, et en murs intérieurs ou murs de refend.

Les murs de face, au moins dans leurs parties apparentes, sont construits en matériaux de choix, surtout lorsqu'ils ne sont point destinés à recevoir des enduits. Ils comportent une ornementation spéciale, qui peut être plus ou moins simple, selon le caractère qu'on veut leur donner, ou les ressources dont on dispose, lis sont souvent pourvus aux étages supérieurs de saillies dites balcons, formées par des dalles de pierre travaillant comme poutres encastrées à une extrémité et libres à l'autre, ou par des ouvrages en bois ou en fer scellés dans la maçonnerie. Mais nous étudierons ces divers ouvrages dans un chapitre spécial.

Dans les murs de refend, les matériaux ne sont, en général, pas apparents, mais recojuverts d'enduits et de peintures ou tentures. Aussi, n'y emploie-t-on jamais la pierre de taille, sauf pour certaines parties telles que vestibules, passages, grands escaliers, etc., où les parements restent très souvent apparents. U brique est d'un ustige très fréquent pour ces murs, en raison de ses qualités particulières, qui permettent d'en réduire l'épaisseur et d'agrandir d'autant les salles qu'ils limitent. Ils sont percés d'ouvertures établissant la communication entre les diverses salles, fermées par des portes en menuiserie qui se fixent à des bâtis en bois scellés dans la maçonnerie et dont on doit prévoir l'épaisseur en dedans de la baie.

Les murs de refend qui limitent latéralement la construction et sont adjacents aux constructions voisines s'appellent murs mitoyens. En raison de leur situation et de leur rôle, ils sont soumis à des conditions particulières. Ils né peuvent être percés d'ouvertures, sauf dans le cas des jours de souffrance réglementés par le Code. Us ne devraient pas non plus être traversés par des tuyaux de fumée ou autres ; mais il y a à cet égard des tolérances particulières dans certaines localités. On évite également d'y appuyer de fortes charges, comme celle transmise par un filet ou tout autre ouvrage, à moins de les renforcer par des dosserets en pierre ou par des contre-murs.

Cheminées, tayaox de famée. — Les murs des édifices sont api)elés à recevoir dans certaines de leurs parties des ouvrages spéciaux destinés au chaufTage des appartements : ce sont les cheminées et les tuyaux de fumée,

La cheminée est constituée par une ouverture de dimensions variables, pratiquée dans le mur au niveau du plancher et formée par des jambes verticales que surmonte et réunit un arc surbaissé, le tout ordinairement en briques. Le fond de cette ouverture est fermé sur le parement opposé par un petit mur également en briques de 0'»,ll ou 0™,22 d'épaisseur {fig. 4i ).

Au dessus on construit dans la maçonnerie le conduit de fumée f.

DlSPOSniON DES MLRS DANS LES ÉDIFICES

On s'arrange pour grouper autant que possible les tuyaux de fumée des différents étages en un seul faisceau, afin de se réserver, pour servir il*appui aux planchers, j j

des parties de mur suffisamment massives. 11 est aloi's nécessaire , dans la plupart des cas, d'incliner, de démet ou d(n:oyer chaque tuyau à la rencontre d'un tuyau supérieur.

D'autres fois, le conduit, au lieu d'être incorporé dans le miir, lui est adosséy deux cas qui entraînent des procédés et des dispositions différentes.

Les tuyaux incorporés sont ménagés dans la maçonnerie ou construits en briques ordinaires, en briques cintrées [fi<j. 42) ou en poteries spéciales, dites wa{fonfi {fi(j. 43).

Les tuyaux adossés peuvent être établis soit en briques ordinaires, soit en poteries dites boisseaux Gourlicr, du nom du fabricant.

Pour les tuyaux d'un fort débit, tels que ceux des calorifères, il est préférable d'employer la brique ordinaire, qu'ils soient d'ailleurs incorporés ou adossés. Les parois sont formées par des briques posées à plat et ont ()™,il d'épaisseur, ainsi que les séparations entre deux tuyaux voisins ou languettes.. On les dévoie au moyen de redans successifs formés par les assises de briques en saillie l'une sur l'autre à mesure qu'on s'élève.

Les tuyaux d'un débit ordinaire peuvent parfaitement être ménagés dans un mur en meulière ou en moellons, au moyen d'un manr/n/i, tube légèrement conique qu'on déplace au fur et à mesure de la construction.

On peut employer également les briques cintrées, qui affectent cinq formes différentes, 1, 2, 3, 4, 5 ifig. 42), à l'aide desquelles on obtient des conduits cylindriques, dont la section horizontale se divise en quatre segments égaux, comme

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le montro la ti^'iire. !.«»> cinq modèles différents permettent d atténuer régulièrement les joints verticaux et d avoir des harpes saillantes aux extrémités de chaque faisceau. La

Fio. 4?.

figure 42 représente deux assises consécutives. Mais on se sert, surtout à Paris et aux environs, pour construire les conduits de fumée, des wagons en terre cuite {fig. 43), d un

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emploi très commode et (jui donnent unhon résultat, surtout avec l'amélioration apportée par M. Lacôte et qui permet, en alternant les joints horizontaux, de diminuer les chances de communication entre deux conduits voisins.

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Fio. 4î.

Les boisseaux Gourlier ne servent que pour les tuyaux adossés, leui's formes arrondies ne présentant aucune garantie, au point de vue de la liaison {fig. 44). Leurs dimensions ne sont d'ailleurs suffisantes que pour le cas ordinaire des cheminées d'appartements.

Ces divers systèmes, sauf la brique ordinaire, ne donnent

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