PILASTRES
tances les pilastres à Texclusion des colonnes, comme motif de décoration. Ils permettent, en effet, avec beaucoup moins de saillie, et partant moins de matière qu'en exigeraient ces dernières, d accuser plus fortement, grâce à leurs arêtes \ives et à leurs faces planes, certaines parties de la construction. Ils se prêtent à une architecture, sans doute moins
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monumentale, mais, en revanche, plus fine, et des motif d'économie peuvent les faire préférer en raison de leur légèreté, pour les édifices auxquels on veut donner ce caractère. La figure 99 montre un exemple de pilastre employé dans cet esprit : sa saillie est très faible, ainsi que celle de fenta-
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blcment qui le surmonte, et dont le nu est le même que celui de sa face antérieure.
Proportions et décoration. ~ Les proportions des pilastres sont un peu différentes de celles des colonnes. Pour ces dernières, leur position isolée a conduit tout naturellement les architectes à donner plus d'importance au diamètre inférieur quau diamètre supérieur, et à exprimer la fonction du support par une échine très accusée dans le chapiteau dorique, par une saillie assez prononcée du tailloir et des volutes dans les chapiteaux des deux autres ordres. Les mêmes raisons n'existent pas pour les pilastres qui sont solidaires d'un mur et ne servent qu'à le renforcer aux points où il doit porter une plus forte charge ou résister à de plus grands efTorts latéraux. Aussi on donne aux pilastres à peu près la même largeur au sommet et à la base. Si, en pratique, on les diminue légèrement, c'est afin d'éviter que, par un effet d*optique dû à la saillie latérale du chapiteau, ils ne paraissent plus larges à la partie supérieure (ju'à la partie inférieure. De plus, les Grecs avaient senti le besoin d'accuser par des ornements spéciaux le rôle particulier des pilastres, et leurs chapiteaux sont traités dans un esprit différent de celui qui les avait guidés pour les colonnes. Ils sont plus simples que ceux
des colonnes ; le principe de leur décoration consiste à marquer par des lignes de moulures horizontales leur attache avec le mur, plutôt qu'à exprimer la fonction du support par des ornements dirigés dans le sens de la hauteur.
Le chapiteau des pilastres de rËrecthéion, représenté par la figure 100, donne une idée de cette décoration spéciale. Traités de celle façon, les pilastres prennent le nom (Vantes,
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Fio. 100.