XVIII" SIÈCLE
RÉGENCE ET LOUIS XV
Colinetle. On eul des rendez-vous champêtres, des romances au fond d'un parc, des balançoires qui se chargeaient de révéler ce quelecostume avaitpour mission de soustraire aux regards; la beauté lil place à la joliesse, le sentimentélevé de l'ai l à l'esprit; on se préoccupa non de la splendeur des formes, mais de la signification du geste; on lil du décor d'idées, au lieu de faire du décor esthétique. On distingua même les nationalités, là où précédemment l'on ne voyait que la grande famille des humains, cl l'on vil, à côté des bergers à boulettes enrubannées, des Chinois au couvre-chef pointu, aux moustaches tombantes en pointes fines, à la natte prolongée jusqu'aux talons.
Fig. i) ii II. — Motifs de i>i:;coiution pouh Table, d'après Meissokmer.
Et cependant, tout en mesurant le caprice cérébral de pareilles décoralions, on ne peut s'empêcher d'y relever de la mièvrerie spirituelle, une certaine grâce délicate, une saveur de fruit cueilli trop tôt, et quelque peu acide, où la dent se plaît quand même à mordre.