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AUMÔNERIE

Dans les monastères peu étendus, on n'avait point de maison complète pour les pèlerins et les pauvres; on les recevait 1 dans une salle nommée aumônerie, qui était placée vers l'entrée principale, ou près de l'église, et même fréquemment dans le cimetière. Dans cette salle se faisaient les aumônes en vivres et en argent. Les auteurs parlent de salles de prêtres auprès des aumôneries, et du séjour qu'y faisaient certains écoliers.

Le religieux hoslelier avait la direction de la maison des hôtes, de celle des pèlerins et des pauvres; à leur arrivée il devait leur faire laver les pieds et pourvoir à leur nourriture.

Au départ, il remettait de l'argent à ceux qui en manquaient pour .continuer leur route. Dans les villes, bourgs et villages dépendants de l'abbaye, il exerçait les fonctions de voyer.

BOULANGERIE, PISTRINUM.

Trois boulangeries sont exprimées sur le plan de Saint- Gall; la plus importante est celle des moines; on en voit aussi auprès de la maison des hôtes et de celle des pèlerins. Ces deux

dernières, reliées aux brasseries, consistaient chacune en une salle peu étendue contenant des tables et un four. Celle des religieux, beaucoup plus vaste, était entourée de pièces qui y communiquaient; l'une d'elles servait à loger les boulangers; le four, situé vis-à-vis l'entrée, occupait le fond de la salle conjointement avec une construction nommée alveolus. A l'est, toute l'étendue du bâtiment contenait le magasin aux farines.

La boulangerie n'est pas omise dans le plan de l'abbaye de Cantorbéry; elle ne formait qu'un même corps de bâtiments avec la brasserie; une porte à double cintre y donnait entrée. Le four était sans doute au fond, la fumée sortait par une cheminée située au centre de l'édifice; à l'angle était une seconde cheminée, exprimée* par une construction cylindrique en forme de tourelle; les eaux nécessaires au service y étaient dirigées de deux fontaines du monastère.

Comme aujourd'hui, dans un grand nombre de nos campagnes, chaque quartier d'une ville contenait un four banal, dans lequel on faisait cuire son pain, en payant le talemelier ou fournier qui le tenait à ferme. La plupart de ces fours appartenaient à des seigneurs ou à des abbayes; quelquefois ils étaient construits et entretenus par les habitants et les moines, qui en partageaient le revenu. (Cartulaire de Saint-Père de Chartres, p. 3 08.)

Le panetier avait soin delà boulangerie; il devait pourvoir la maison de blé et de farine; il avait sous sa dépendance des pistores, ouvriers boulangers.

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