‹ Architecture monastique (volume 2)Chapitre 152 sur 193 · CHAPELLES DEPENDANTES DES MAISONS RELIGIEUSES · texte numérisé non relu

CHAPELLES DEPENDANTES DES MAISONS RELIGIEUSES

Au troisième article de ces Instructions relatif aux églises, chapelles et oratoires secondaires, qui se voyaient fréquemment dans l'enceinte des maisons religieuses, il est dit qu'elles devaient cette origine au martyre d'un saint, à des miracles, ou même au simple souvenir d'un cénobite, ce qui avait engagé à les comprendre dans les murs du monastère ; en dehors de cette enceinte se trouvaient fréquemment aussi des chapelles, que leur éloignement,îeurfondation postérieure, ou toute autre cause, n'avaient pas permis de joindre au couvent; dans ce cas l'abbé ou le prieur avaient la nomination des chapelains chargés de les desservir. C'est ainsi que les dames de Montmartre avaient sous leur dépendance la chapelle du Martyre, située sur le revers méridional de la montagne, et dont l'origine remontait aux premiers siècles du christianisme. La chapelle de Notre-Dame-de-Lorette, placée plus bas, au pied de la pente, était dans le même cas. Les religieux de Saint-Germaindes-Prés, à Paris, avaient ces mêmes droits sur la chapelle de Saint-Pierre ou des Saints-Pères, située sur la butte de la Charité, auprès des fossés de l'abbaye. A Saint-Denis, il en était ainsi pour la chapelle de Saint-Remy, hors les murs de la ville, à l'orient. Ces exemples suffisent pour attirer l'attention sur tous les monuments de ce genre placés en dehors des en-

ceintes des maisons religieuses, quelle que soit la distance qui les sépare. Des dispositions analogues se retrouvent dans les monastères de la Grèce. Les nombreuses gravures qui représentent les monastères du mont Athos, et dont une est reproduite dans ces Instructions, font voir de petijts édifices religieux dans le voisinage, et dédiés à différents saints du pays.

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