‹ Architecture monastique (volume 2)Chapitre 177 sur 193 · PALAIS ARCHIÉPISCOPAUX · texte numérisé non relu

PALAIS ARCHIÉPISCOPAUX

Les différences que présentaient les palais archiépiscopaux avec ceux des évêques consistaient particulièrement dans leur

plus grande étendue et un luxe de constructions et de décors en rapport avec la prééminence de l'archevêque sur les suffragants. La ville d'Alby possédait un archevêché remarquable, dont quelques parties sont encore visibles; de nombreuses tours, aujourd'hui détruites, protégeaient son enceinte comme celle d'un château fort; celui de la ville de Reims, depuis longtemps remplacé par des constructions modernes, renferme une chapelle d'architecture gothique d'un beau style. L'archevêché de Paris, ancien palais épiscopal, présentait encore, au commencement de ce siècle, de nombreuses dépendances du moyen âge. Celui de Sens était, il y a vingtcinq ans, une remarquable habitation de la renaissance, et contient encore aujourd'hui une salle de synode admirable.

Paris, malgré son importance de capitale du royaume, ne fut, jusqu'au xvnc siècle, qu'un évêché suffragant de Sens; les métropolitains, ayant fréquemment besoin pour les affaires de l'Église de venir à la cour et d'assister à des réunions du clergé, avaient un hôtel qui leur avait été cédé par Charles V, à l'angle de la rue du Figuier, auprès de l'habitation royale; il prit le nom d'hôtel de Sens et fut reconstruit tel qu'on le voit de nos jours, saufles mutilations, à la fin du xive siècle, par Tristan Salazar, archevêque de Sens.

Les métropolitains possédaient à la campagne de fastueuses résidences d'été; celle que le cardinal Georges d'Amboise, archevêque de Piouen, fit construire à Gaillon, était le plus célèbre de ces palais de plaisance.

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