‹ Architecture monastique (volume 2)Chapitre 52 sur 193 · COUVERTURE · texte numérisé non relu

COUVERTURE

Eusèbe, décrivant l'église des Saints- Apôtres , élevée par Constantin, dit qu'elle était couverte avec du bronze remplaçant les tuiles, pour préserver l'édifice des eaux pluviales1; il ajoute plus loin que ce métal était doré et qu'il éblouissait les yeux. Il est probable que le temple d'or que l'empereur consacra à la Vierge, dans la ville d'Antioche, et que

1 « ;Es legularum loco, impositum universo aedifieio, nioniuiienliim adversus imbres praebebat. » (Euseb. lîb. IV, c. lvih.)

décrit le même auteur, devait son surnom, ainsi que notre église de Saint-Germain-le-Doré, à une couverture de métal placée sur le dôme et les terrasses qui l'entouraient. Le texte que nous avons cité à la page i52, écrit en Orient par saint Jérôme, indique assez que, dans cette contrée, plus d'un édifice religieux offrait de la dorure sur ses parties supérieures. Justinien fit dorer aussi les dômes de son église de Sainte- Sophie ainsi que celui du baptistère. Ce luxe de couverture des églises byzantines ne fut pas général, et, chez les moines, il devait se présenter moins qu'ailleurs. La plupart des temples monastiques ou autres, qui se voient encore aujourd'hui dans FOrient, sont couverts de tuiles disposées à la manière de celles que fabriquaient les Romains, et dans les temps modernes on a fait usage de tuiles creuses comme celles qui sont employées dans le midi de l'Europe. Le plomb fut aussi mis en œuvre, à une époque ancienne, pour couvrir les toits, les coupoles et les voûtes extradossées qui surmontaient les nefs des églises grecques, depuis le règne de Justinien. Le voyageur Clavijo cite plusieurs églises couvertes de la sorte , en i/io3, et entre autres celle de Sainte-Marie de Blacherne. Des gouttières en marbre ou en métal servaient à porter au dehors les eaux pluviales qui tombaient sur ces couvertures.

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