‹ Architecture monastique (volume 2)Chapitre 67 sur 193 · INFLUENCE DE L'ARCHITECTURE BYZANTINE DANS TOUTE LA CHRETIENTE · texte numérisé non relu

INFLUENCE DE L'ARCHITECTURE BYZANTINE DANS TOUTE LA CHRETIENTE

PLANS

Toutes les contrées de l'Orient éclairées par le christianisme reçurent de l'empire grec le style d'architecture religieuse que nous venons de faire connaître, avec de légères modifications particulières à chaque peuple-

L'Afrique possède encore de nos jours, sur plus d'un monument de l'Egypte et de la Nubie, des traces de l'architecture byzantine, qui vint se mêler aux édifices antiques lorsque les moines s'y établirent1. Les religieux coptes se maintinrent dans cette voie transmise par leurs prédécesseurs. Les derniers voyages exécutés en Abyssinie ont fait connaître des églises circulaires taillées dans le roc. Procope nous apprend que Justinien, maître de Carthage, y fit élever deux églises, l'une dédiée à la Vierge et située dans le palais, l'autre consacrée à sainte Prime2. L'empereur, qui avait donné un grand développement à l'art byzantin , ne put que faire adopter ce style pour les églises de la capitale de l'Afrique. Le même Procope, dans son Traité des édifices3, nous fait connaître que Salomon, général de Justinien, fit bâtir près du port de Carthage un monastère qu'il fortifia au point d'en faire une citadelle inexpugnable , comme ceux du mont Athos.

En Asie, l'architecture des Arméniens fut une imitation à peu près servile de celle des Byzantins; les plans de leurs églises ne présentent guère, avec ceux des Grecs, qu'une différence appréciable sur le périmètre extérieur, qui offre de

1 Ouvrage de la Commission d'Egypte, Voyage en Nubie, par M. Gau.

2 Procop . Bell. Vand. II , xiv.

1 Procope, Traité des édifices, VI, v; et Bell. Vand II, xxvi.

nombreuses saillies produites par des absides plus multipliées et des narthex moins étendus. Les Arméniens surmontèrent leurs sanctuaires de coupoles soutenues par de grands arcs et des pendentifs; à l'extérieur, ces voûtes hémisphériques furent couronnées de toits coniques couvrant les dômes. L'église d'Erivan, tracée planche 182, celles qui se voieat à Ani et qui ont été publiées par M. Charles Texier, présentent cette particularité; quelquefois les constructeurs de cette nation remplacèrent la coupole intérieure, et le tambour qui doit la supporter, par une voûte de forme conique, s'élevant sur les pendentifs sans aucun intermédiaire : on en voit un exemple à Digour 1.

N° 277. Voûte conique à Digour.

Depuis les bords de la mer Noire jusqu'au fond de la Puissie, l'art byzantin pénétra en même temps que le christianisme, et s'y maintint dans toute sa plénitude jusqu'aux siècles les plus voisins de nous. Une seule différence se remarque dans la forme des dômes, qui est bulbeuse; en cela ils ressemblent à ceux des mosquées asiatiques et égyptiennes. Quant aux

' Charles Texier, Voyage en Asie Mineure.

autres dispositions tant extérieures qu'intérieures, elles furent absolument les mêmes que dans l'empire grec, et l'identité du rite dut contribuer à transmettre dans le Nord la similitude des plans, celle des formes architectoniques, et même des ameublements.

Dans la chrétienté occidentale, l'influence byzantine ne fut pas moindre, puisque Constantin et Justinien y élevèrent des temples imités de ceux de l'empire grec; mais le rite latin et les prescriptions apostoliques luttèrent avantageusement contre la persistance de cet art chez nous; il y laissa peu d'édifices complets, mais de nombreux détails d'architecture, puis des traditions qui se perdirent d'âge en âge, en se mêlant à l'architecture occidentale : nous suivrons ce style dans les principales contrées où il a laissé des souvenirs, en commençant par l'Italie, où les raisons politiques et géographiques devaient l'amener d'abord avant de le laisser pénétrer dans toute autre partie de l'Europe latine.

Constantin , édifiant à Rome l'église des saints MarceHin et Pierre, dans laquelle il plaça la sépulture de sainte Hélène sa mère, lui donna la forme circulaire qui rappelait le temple de l'Ascension , le Saint-Sépulcre et le tombeau de la Vierge à Jérusalem ; le plan qui a été conservé par Bosio présente des exèdres et des chapelles établis dans l'épaisseur des murs, comme on en voit au Saint- Sépulcre et à l'église de Saint- George à Salonique. Pour donner plus encore à la sépulture de l'impératrice la physionomie orientale, il fit établir autour une area sacrée, entourée de portiques, comme nous en avons fait voir à toutes les églises primitives de la Grèce. Cet édifice dut être un des premiers exemples qu'ait possédés l'Italie, de dispositions chrétiennes de l'Orient aussi complètes. (Voir les plans aux nos 278 et 279.)

N° 278. Plan de l'église des saints Marcellin el Pierre.

N° 279. Plan général de la même église et de son enceinlc sacrée.

Le même empereur, consacrant plus tard à Rome un édifice à la mémoire de Constance sa fille, lui donna aussi la forme circulaire; des exèdres et des niches ornèrent les contours, une ligne de colonnes accouplées fut disposée à l'intérieur comme au Saint-Sépulcre, pour porter la coupole. Dans cet édifice de Constantin, ainsi que dans le précédent, les voûtes sphériques furent éclairées à l'intérieur par des fenêtres pratiquées auprès de leurs bases, afin de faire voir les mosaïques dont elles étaient décorées : toutes ces dispositions étaient dues à l'Orient, comme on l'a vu dans les précédents chapitres qui concernent les plans, les façades et l'intérieur des basiliques primitives des chrétiens grecs. (Voir le plan à la page suivante, au n° 280.)

N° 280. Plan de l'église de Sainle-Constance , auprès de Rome,

A la même époque, la petite église de Saint-Tiburce, à Rome, était construite sur un plan dont la forme affectait celle d'une croix grecque, comme l'édifice de Sichem, élevé sur le puits de la Samaritaine et dessiné par saint Arculfe. (PL 166.)

N° 281. Plan de l'église de Sainl-Tiburce , à Rome.

Au ve siècle, la grande église de Saint-Etienne-le-Rond, sur le mont Cœlius à Rome, fut établie sous la même influence néogrecque, comme on peut s'en convaincre à sa forme, contraire aux usages latins, et à ses chapiteaux, qui sont surmontés, ainsi que ceux de Byzance, d'un lourd couronnement en pyramide renversée.

N° 282. Plan de l'église de Saint-Etienne-le-Rond , à Rome.

Le règne de Justinien donna à Ravenne l'église de Saint- Vital , qui, en Occident, est le type le plus complet de l'architecture de l'empire grec. Ce monument, dont le plan est un octogone, offre la plus grande analogie avec les descriptions que font Eusèbe1 et Albupharage2 du Temple d'or, consacré à la Vierge par Constantin, dans la ville d'Antioche. Des exèdres sont établis sur plusieurs points de son périmètre intérieur et disposés comme ceux des églises de Sergius et de Sainte-Sophie à Constantinople; une galerie établie au premier étage forme des tribunes semblables à celles qui, dans toutes les églises de l'Orient, étaient réservées aux femmes ; une coupole hémisphérique, construite à une grande élévation au-dessus du sol, couronne le monument et l'éclairé par des fenêtres percées dans la partie basse de la voûte; enfin tous les détails de l'architecture sont dans le style particulier à l'art byzantin. (Voir le plan au n° 2 83, page suivante.)

1 Euseb. lib. III, c. 5o. Vila Const. Figura octaedri , etc.

2 Albupliar. Hist. univ. p. 85. Templum octogonum, elc.

N° a83. Plan de l'église de Saint-Vital, à Ravenne.

L'Italie du Nord offre aussi quelques exemples d'églises circulaires qu'on attribue aux xe et xic siècles. On en voit à Perugia , à Bergame, à Bologne.

N° 284. Plan de l'église de Saint-Thomas in-Limine, à Bergame.

Les conquêtes vénitiennes dans l'empire grec ravivèrent en

Italie l'architecture byzantine. La basilique de Saint-Marc fut conçue complètement dans cette voie, et des églises encore debout aujourd'hui à Constantinople , telles que Sainte- Sophie et le Théotocos, ont certainement servi de modèles. Tout, dans ce temple remarquable, depuis les parties principales du plan jusqu'aux détails les plus inaperçus, est inspiré de l'art grec. L'église de Santa -Fosca, dans les lagunes de Venise, montre par sa coupole, par la disposition de ses absides, par les bases et autres détails de l'ordonnance qui la décore, une influence orientale non équivoque; les églises d'Ancône, de Padoue, de Pise, de Sienne même, toutes surmontées de dômes , ne s'élevèrent pas sans recevoir leur part du mouvement donné par l'Orient.

En Sicile, où la langue, les lois, la magistrature, l'industrie, furent longtemps grecques , on reconnaît sur les édifices chrétiens une physionomie byzantine incontestable. L'église du monastère de la Martorana à Palerme, qui date du règne de Roger Ier, et fut construite par l'amiral George, est un édifice grec en tous points, sauf les nefs allongées, ce qui tient au rétablissement de la puissance pontificale et du rite latin par ce prince. (Voir une partie de la coupe au n° 298.)

On voit sur les édifices postérieurs à cette époque l'influence orientale s'éteindre par la suprématie plus ou moins développée de la cour de Rome. Cette remarque se fait aux églises de Céphalù et du monastère de Monréal , dont les plans ont encore à leur partie orientale des proportions byzantines; partout ailleurs, dans ces deux édifices, l'architecture ogivale du Nord prend au contraire le dessus, à cause de la domination normande.

De l'Italie, le style byzantin passa en France. La première inspiration de cet art qu'on y voit paraître est la grande basilique

élevée par Perpetuus auprès cle Tours, sur le tombeau de saint Martin; Grégoire de Tours, qui la décrit, nous apprend qu'elle était composée, comme le Saint-Sépulcre, d'une partie circulaire, décorée de nombreuses colonnes isolées et formant le sanctuaire (altarium) et d'une partie quadrangulaire (capsum), contenant les nefs qui le précédaient1.

N° 285. Plan de la basilique cle Saint-Martin, à Tours.

A Paris , Childebert éleva l'église de Saint - Germain l'Auxerrois sur un plan circulaire; Abbon la nomme Saint-Germain-le-Piond2. Au vme siècle, Charlemagne, voulant donner à sa ville d'Aix-la-Chapelle une cathédrale, écrivit au pape Adrien Ier de lui envoyer de Piavenne des marbres et des artistes en mosaïque, et l'édifice fut imité, presque servilement, de l'église de Saint-Vital3.

1 Grégoire de Tours, Hist. des Francs, liv. II, p. 177 , édit. de i836.

' Siège de Paris par les Normands, poëme d' Abbon. Adrien I" répondit à Cbarlemagne : « Palatii Ravennatensis civitatis, musiva alque «marmora, creteraque exempla lam in strato quam in parietibus sita, vobis concedimus « nuferenda. »

N° 28G. Plans de la cathédrale d'Aix-Ia-Cliapelle.

A Germigny- des -Prés, Théodulphe, abbé de Saint-Benoîtsur-Loire, fit placer en 808, aux extrémités des transsepts de l'église, des absides comme on en voit à un grand nombre de temples de l'Orient, et la précieuse mosaïque dont est décorée l'une d'elles est dans le style byzantin; c'est la seule qui soit en France. Plusieurs de nos provinces présentent des églises circulaires qui rappellent celles des Grecs, et par ces dispositions exceptionnelles méritent une mention particulière; elles sont pour la plupart des xie et xnc siècles : ce sont celles de Sainte-Croix à Quimperlé, de Rieux-Mérin ville, de Vénasque, de Saint- Michel, près d'Angoulême. A la même époque la petite église de Planés, dans les Pyrénées-Orientales, fut construite sur un plan triangulaire; une abside s'éleva sur chacun des côtés du triangle, et une coupole surmonta la nef.

Au xiic siècle, l'abbatiale de Charroux reproduisait les formes du tombeau de Saint-Martin à Tours, imité du Saint-Sépulcre. (Voir le plan, page suivante, n° 287.)

N° 287. Plan de l'église abbatiale de Charroux.

A Ottmarsheim les dispositions de la cathédrale d'Aix-la- Chapelle étaient répétées dans l'église abbatiale.

N° 288. Plan de l'église abbatiale d'Ottmarsheim.

Le plan du premier étage de l'église d'Ottmarsheim fait voir, comme celui de la cathédrale d'Aix-la-Chapelle, gravé au n° 286, que des colonnes placées au-dessus des grands arcs du rez-de-chaussée décorent une tribune disposée à l'instar de celles du gynéconitis des églises byzantines.

A l'abbaye de Saint-Bénigne de Dijon, une immense rotonde s'élevait avec trois étages de colonnades intérieures audessus des chapelles basses et de constructions dont on peut faire remonter l'origine aux vne ou vme siècles. (Voir le plan de cette abbatiale à la page suivante, au n° 289.) On y voit en a et b deux clochers cylindriques contenant les escaliers pour monter au premier étage, en c une demi-rotonde formant le porche et s'élevant sur une chapelle souterraine, en d, e les nefs circulaires du rez-de-chaussée et du premier étage, en / le sanctuaire.

N° 289. Plans de l'abbatiale de Sainl-Bénigne de Dijon.

Rez-de-chaussée. a

" Premier étage

JcMe 'le

Les églises de Saint-Front de Périgueux, de Cahors, des abbayes de Souillac, de Fontevraut, qui datent de la même époque , sont surmontées de coupoles apparentes analogues à celles des Byzantins.

Enfin , dans l'antique abbaye de Saint-Médard de Soissons, les moines avaient construit, en 1 1 58, un édifice reproduisant, sur des proportions étendues, le grand temple de Sainte-Sophie de Constantinople \ et l'église de Saint-Sauveur de Nevers possédait un chapiteau représentant une église byzantine complète 2.

1 Dom Martenne , Voy. litt. t. II, p. 17. Annales archéologiques , t. II, p. 11 4-

Un ordre célèbre , celui des Templiers, contribua aussi à reproduire en Occident , jusqu'au xme siècle, les formes des premiers édifices chrétiens de l'empire grec: gardiens du Saint- Sépulcre et protecteurs des nombreux pèlerins qui visitaient la Terre sainte, ils imitèrent dans leurs églises, et le plus généralement sur des proportions restreintes1, la configuration du monument de Jérusalem, qui avait été le motif de leur institution. La plupart de leurs chapelles étaient circulaires, et leur ordre se répandant en Espagne, en France, en Allemagne, en Angleterre, ils y maintinrent les derniers souvenirs de l'architecture byzantine. Les églises du Temple à Londres, à Paris, en Allemagne, étaient rondes.

N° 290. Plan du Temple, à Paris.

On en voit aussi quelques-unes qui ont été construites sur des plans en polygone: ce sont celles de Ségovie, de Monlmorillon, de Laon, de Metz. Cette dernière forme confirme l'intention qu'avaient les chevaliers du Temple de rappeler quelqu'un des édifices importants de la chrétienté orientale. Nous en avons fait connaître qui étaient disposés de cette manière. (Voir les plans de ces édifices à la page suivante.)

1 On lit dans le procès des Templiers , qu'à cetle question , « Où avez-vous été reçu? » ils répondaient tous : « dans la chapelle de la maison du temple de telle localité. »

FAÇADES

L'art byzantin n'eut pas inoins d'influence sur les formes architectoniques d'un grand nombre d'édifices de l'Occident que sur la distribution de leurs plans : nous avons montré à la page 291 le dôme surbaissé qu'établit Constantin sur l'église

des saints Marcellin et Pierre à Rome, et, vers la base de ce dôme, des ouvertures nouvellement imaginées en Orient pour éclairer la coupole à l'intérieur; le même prince élevait aussi à Rome, à la même époque, l'église de Sainte-Constance, et la surmontait d'un dôme porté par un tambour cylindrique, comme il en avait fait exécuter à Salonique. Le temple de Saint-Vital à Ravenne offrit, sous Justinien, des dispositions analogues à celles qui avaient été prises à la basilique d'Antioche, consacrée par Constantin à la Vierge; les fenêtres s'ouvrirent, comme à Sainte-Sophie de Constantinople, au-dessus du grand cercle horizontal de la coupole. Les églises d'Aix-la- Chapelle, d'Ottmarsheim, et toutes les chapelles des Templiers qui existent encore en Europe présentent des dispositions extérieures qui sont la conséquence de l'imitation de ce premier système d'architecture sacrée des Byzantins.

La plupart des temples circulaires ou en polygone que l'art néogrec produisit en Occident furent couverts par des toits coniques ou en pyramide; toutes les églises qui viennent d'être citées précédemment sont dans ce cas. Les Templiers agirent de même à l'égard de leurs chapelles, et cette disposition, nécessitée par notre climat, ne s'opposait pas à ce que ces édifices, dans leur aspect général, rappelassent les formes primitives des temples orientaux; nous avons en effet remarqué précédemment que l'église de Saint-George, à Salonique, présente un toit au-dessus de sa coupole.

Le second mode de disposition adopté pour les façades, que nous avons développé à la page 264, et qui consistait à les surmonter de corniches ou bandeaux horizontaux , est représenté en Occident par l'église des Ermites , à Palerme , édifice qui porte cinq dômes élevés tous sur des constructions cubiques. (Voir la planche 295, à la page suivante.)

IV 295. Église des Ermiles, à Palerme.

Les façades de la basilique de Saint-Marc, à Venise, offrent la plus grande et la plus belle application du troisième système employé par les Byzantins, et qui consistait à surmonter les édifices parles courbes multipliées que nécessitait la construction des voûtes intérieures; on voit sur la page 3g3 quel est l'aspect général de l'église de Saint-Marc à Venise; il est facile, en le comparant aux façades publiées sous les nos 176, 177, 178, 179, de voir que le système de construction extradossée qui dominait en Orient depuis le vme siècle fut imité dans cet édifice; vers le xive siècle on ajouta au-dessus des cintres qui couronnent cette basilique , des ornements gothiques , dans le but d'augmenter la richesse de l'ensemble. L'abside de cette église est aussi une reproduction identique de celles des temples de Constantinople chrétienne, et sur ses faces latérales on retrouve aussi les arcs extradossés qui formaient les parties supérieures des temples orientaux durant la troisième période de l'art néogrec.

N° 296. Façade occidentale de l'église de Saint Marc, à Venise.

Enfin les églises de Santa-Fosca, dans les lagunes, de Saint- Antoine de Padoue, de Saint-Cyriaquc d'Ancône, etc. sont autant d'édifices surmontés de coupoles évidemment construites sous l'influence grecque, et les diverses parties de leurs façades sont couronnées de pignons comme on les a vus paraître dans le quatrième mode de décoration que nous avons indiqué en Orient, à la page 270, et qui paraît avoir été le dernier en application; les monuments de l'Italie que nous venons de signaler immédiatement sont eux-mêmes d'une date postérieure à tous ceux qui ont été classés d'abord. (Voir la pl. 297.)

INSTRUCTIONS. H. 5o

N° 297. Vue de l'église de Saint-Antoine de Padoue.

En France, et particulièrement dans l'ancien Périgord, où l'influence de l'art néogrec est incontestablement reconnue sur les églises de Saint -Front de Périgueux, de Cahors, de Souillac, etc. le quatrième mode byzantin a été adopté de préférence, sans doute parce que, d'une part, il convenait mieux à notre climat, et de l'autre, parce qu'il parut chez nous à l'époque à laquelle il était florissant dans l'empire grec.

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