‹ Architecture monastique (volume 2)Chapitre 75 sur 193 · PARVIS · texte numérisé non relu

PARVIS

Les établissements monastiques construits durant la période carlovingienne, lorsque l'art du Nord commençait à se formuler, présentaient, à en juger par le plan de 1 abbaye de Saint-Gall, des parvis décorés encore de colonnes; celui-ci est semi-circulaire, forme exceptionnelle et déterminée par la contre-abside, située à l'occident de l'église. Une galerie couverte suit la courbe de ce parvis, on y lit ces mots :

«Hic muro tectum impositum patet atque columnis. »

Huit colonnes isolées supportent le toit courbe et séparent le sol qu'il surmonte, de celui du parvis découvert. Comme chez les Latins, un avant-portique carré précède l'entrée de cette galerie couverte, qui conduit simultanément à l'église et au monastère. (Voir le plan de l'abbaye de Saint-Gall, gravé au n°i5, page 1 4, Ire partie.)

Lorsque le temple était dépourvu de contre-abside, la cour sacrée devait être carrée, comme aux abbatiales de style latin.

L'enceinte du parvis de l'abbaye de Centula ( Saint -Riquier) était ainsi disposée; trois portes; surmontées chacune d'une tour, étaient ouvertes sur cette enceinte, l'une à l'occident, les autres au nord et au midi1.

Lorsque après les invasions normandes on reconstruisit les abbayes, ces cours, souvent comprises dans l'enceinte fortifiée, furent ménagées au milieu des tours de défense, et perdirent leur premier aspect, pour prendre celui de cours de forteresses plutôt que de parvis sacrés.

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