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I.VSTXCCTIONS. — III

AUClMTECTUîE MONASTIQUE.

preiiiicrrs portes «le l’architecture gothique oU'renI à peine, dan.s leurs grands arcs, la brisure qui caractérise l'art (In XIII' siècle; elles sont ainsi à Saint-Denis, l’un di’s plus anciens exemples que présente l’Ile-de-France, et où se développa plus lôt et plus grandement qu’ailleurs ce nouveau style du Nord. Le portail du milieu domina généralement les deux autres; les moulures externes de la vou.ssure oll'rant peu de .saillie sur h's murs, on les encadra quelquefois d’un pignon ayant lui-ni(‘'ine peu de relief. De nombreuses colonnes portèrent les arrière-voussures; on plaça des statues entre ces colonnes, queUpiefois même elles les remplacèrent; un vaste .sujet sculpté, emprunté généralement au .Nouveau Testament, occupa le tympan du milieu; ceux des [Mirles secondaires furent consacrés soit à la vie du patron, soit à une légende locale, quelqueiois aus.si à l’Ancien Testament. Lorsque ces sujets manquaient, ils étaient remplacés par de riches combinaisons de lignes en trilobés et en roses. Un solide pied-droit isolé portant des statues du Cbrist, de .sa mère ou d’un saint local, occupa le milieu de la porte, pour soutenir le linteau qui .séparait le vide et le tympan.

.Nu XIV' siècle, l’ensemble du portail principal et de ceux qui l’accompagnent s’avance légèrement sur la façade ; de véritables pignems isolés les surmontent; les cintres, plus aigus ([ue dans la période précédente, s’ornent de moulures plus fines, plus richement décorées; de peüLs dais s’y accrochent et couronnent des statuettes. L’ornementation la plus variée décoré le fond des cntre colonnemenls.

INSTHÜCTIONS.

litLERIF..

La galerie destinée, durant la période romane, au chant du (ilorin laiis, pour la fête des Rameaux, manque rarement aux façades de l’architecture gothique; ne se bornant plus, comme précédemment, à quelques fenètivs rapprochées, elle est nettement exprimée entre les deux tours, soit par de nombreuses arcatnres aveugles, soit par une galerie réelle facilement accessible des clochers. Si elle n’occupe la partie de l’édifice située immédiatement au-dessus des portes, elle se produit plus haut, dans le voisinage de la rose, ou à la base du pignon; ce motif de décoration est rarement abandonné, dans les façades offrant quelque richesse, et particuliérement dans les édifices de la France septentrionale, on l’art conserva des lignes horizontales exprimant les grandes divisions de l’architecture. C’est en s’éloignant de l’Ile-de-France, où cet art conserva les bonnes traditions, qu’on le vit s’écarter de ces principes, pour se livrer sans mesure à une tendance verticale qu’on remarque dans fesi de la France, en Allemagne, en Belgique et en Angleterre.

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