ROSE
La rose, plus fréquente encore sur les façades gothiques que sur celles de l’art antérieur, s'y montre soit complètement isolée, comme à fabbatiale de Saint-Denis, .soit encadrée par les moulures et les colonnettes d’une vaste fenêtre; elle est ainsi à l’église de Sainl-Jean-des-Vignes , abbaye de Soissons. Ordinairement pourvue dans son contour d’un cadre épais, son ré.seau n’offre plus, comme ,à la période romane, des colonnettes rayonnant du centre à la circonférence, excepté quelquefois
AhCHITECTUIlK MONASTIQl^K
encore au conimenceinent fin xiii' siècle; plus ordinairement il se compose d’une rosace légèreiiieni découpée dans la pierre, et servant d’appui tà des trilobés dont les supports vont se poser sur le grand cercle. La ferrure cpii soutient la riclie vitrerie peinte dont se décorent les roses se combine avec la pierre découpée pour consolider le verre, et quelcjuelois inéiue pour augmenter la richesse des combinaisons variées du meneau. Au XV” siècle, les divi.sions de la rose deviennent trèscontournées dans leurs formes flamboyantes; nous renvoyons, pour tous ces détails, aux cahiers d’insiruction.s publiés précédemment par le comité des arts, pages 6q, 7.3 et y/;.
FAÇADES I.A1ÉKALE.S.
La transition aniciia sur les faces latérales des églises monastirpies, outre l’alliance du plein cintre et de l’arc aigu dans les fenêtres des nefs, l’emploi des arcs-boutants, non encore développés comme ils le ftirent plus tard, mais oBrant déj<à les principaux éléments de leurs combinaisons futures. Peu hardis dans cette nouveauté, les constructeurs les allièrent Iréquemment encore aux pilastres extérieurs de la pério<lc romane. On fit porter la partie la plus élevée de ces grands arcs rampants sur les chapiteaux des pilastres; ils sont ainsi autour du chœur et de l’abside à l'abbatiale de Saint- Germain des-l*rés. Le pied de l’arc ou mur étroit destiné à soutenir la retombée ne s’orna pas encore, comme dans le style du xiii' siècle, de dais, de pinacles et de niches; il garda la sévérité simple, qui était l’un des caractères de l’art qu’on commençait à abandonner. Les corbeaux ou inodillons placés sous les corniches ne présentaient plus la physionomie qu'ils avaient précédemment; leurs profds se modifiaient, et l’orne-