‹ Architecture MonastiqueChapitre 39 sur 81 · IC · texte numérisé non relu

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employer les animaux domestiques qui pouvaient les aider dans ces opérations pénibles. Des écuries et des étables s’élevèrent donc dans l’enceinte des maisons religieuses. Le plan de l’abbaye de Saint-Gall fait connaître comment au ix' siècle étaient disposées ces constructions secondaires. La forme en est très-allongée; les chevaux de trait et les boeufs étaient rangés dans de grandes écuries établies de chaque côté d’un corps de bâtiment qui occupe le centre, et était destiné à loger les charretiers et le.s bouviers. Les mangeoires et râteliers ne sont tracés que sur l’une des faces de fécurie et de la bouverie; ils indiquent que les animaux étaient placés de ce côté, comme on le fait aujourd’hui dans les constructions analogues qui n’ont qu’une largeur moyenne. Sur le devant des deux bâtiments sont deux pièces très-longues ; l’une, vers l’écurie, servait de réfectoire aux serviteurs; l’autre, contiguë à la bouverie, était un dépôt pour les instruments d’agriculture, conclatv assecularum. (Voir le plan de Saint-Gall.)

Les étables pour les brebis, les chèvres, les porcs, les juments et leurs poulains, étaient des corps de bâtiirtent entière- ••

ment isolés; leur forme carrée présentait au centre une cour qu'enveloppaient les étables sur trois côtés; en avant étaient les chambres des bergers et un passage commun aux hommes et aux animaux. Des enceintes particulières à chaque étable entouraient' les constructions.

On peut voir à Sept-Fonds, dans le bourbonnais, le modèle complet d’une grande exploitation monastique au xvii" siècle, epoque à laquelle cette abbaye fut réformée et reconstruite .sur une très-grande échelle. L’église gothique fut détruite à la révolution de 178g; le reste a été conservé et est redevenu récemment la propriété des enfants de saint Bernard, qui favait fondée.

BASSES-COtillS, VOI.IÈBES, ETC.

I)fs basses-cours et toutes leurs dépendances devaient .se rencontrer dans les grandes abbayes. Les constructions destinées à élever les poulets et les oicsolTraient encore au ix* siècle des dispositions analogues à celles qui étaient adoptées dans l’antiquité. Le plan du couvent de Saint-Gall contient une double volière, dont les formes sont circulaires et rappellent la description que donne Varron de son Ornitimn, lorsqu’il fait connaître, dans le* traité De re rnslica, coininent étaient distribués ses jardins aux environs du mont Gassin. Ces jardins ayant été restitués par Pirro Ligorio, d’après les restes qu’on voyait encore sur une grande étendue au xyi* siècle, la comparaison devient facile et prouve la persistance, durant les premiers siècles du moyen âge, des formes que les anciens avaient jugé convenable de préférer à d’autres.

Dans ÏOrnillion de Varron, deux vastes volières carrées se présentaient d’abord; en passant par l’allée qui les séparait, on entrait dans un espace limité latéralement par deux bassins allongés, destinés aux oiseaux aquati({ue$; plus loin, au fond du terrain, se présentait une grande volière circulaire, au centre de laquelle était un pavillon de même forme. -A Saint-Gall, le poulailler et la demeure des oies étaient l’un et l’autre de forme ronde (voir le plan]; au centre de chaque cercle le dessinateur a figuré une rose géométrique dont on explique dilficilement le but; ce pouvait être un bassin ou une petite construction pour placer la nourriture des animaux. On lit d’un côté : Pulloruni hic cura et perpes nutritio constat; de l’autre ; Anseribus locus hic pariter manet optas alendis. Entre ces deux volières on a tracé une maison de forme carrée pour les gardiens; au centre est une grande salle commun^ tlomus commuais. Au nord et au

i»iSTIl0CTIO59. — <• III.

INSTRUCTIONS

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midi deux pièces sont ainsi désignées : Mansw pulloruin castuilis, ilem ais(odis aurarum (Voir le plan de Saint-Gall.)

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