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HAISOS DES CHA.NTRES. ÉCOLE DE CHANT

La musique, ce puissant auxiliaire de la pompe des cérémonies de l’Eglise, avait, comme nous l’avons dit précédemment, des écoles dans les monastères des religieux; elle devait, à plus forte raison, en avoir auprès des cathédrales, aussi

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voit-on dans la plupart des plans de chapitres, qu’on avait consacré une partie des constructions à l’école de chant et à l'hahitatinn des chantres. Dans certaines localités, elle était établie dans l’église inênic; c’était une salle lambrissée à l’intérieur, jusqu’à deux mètres d'élévation; un pupitre continu Taisait le tour de la salle; des sièges étaient fixés devant ce pupitre; le sol était planchéié. Le maître de chant y avait un siège fermé, sa chambre était construite auprès de son école; il devait enseigner la musique sacrée et le jeu des orgues.

A la maison des chantres se reliaient d’autres dépendances consacrées à l'habitation des bas oHiciers de l’église.

I O* niBLioTiiégcE et archives.

Tant que les chapitres se maintinrent sous la règle de Chrodegand, ils durent avoir des bibliothèques communes analogues à celles qu’on établissait dans les monastères; mais lorsque les chanoines habitèrent des maisons isolées, les bibliothèques se multiplièrent dans ces demeures personnelles, et n’oll'rirent plus l’ensemble des vastes réunions de livresque pouvaient posséder des communautés; la division amoindrit ainsi leur importance.

Les archives, au contraire, durent se maintenir comme dans l’origine, malgré l’abandon de la règle, parce que là étaient les titres de propriété commune, et toutes les pièces originales indiquant les droits seigneuriaux.

I l’ SAI.LB DES COMPTES.

La salle des comptes dut être conservée auprès des chapitres; on sait combien dans leurs réunions capitulaii-es les chanoines apportaient de soin à se faire rendre compte de l’administration de leurs biens temporels.

INSTRUCTIONS

is' - l3* TRIRI'NiL, OmciAI.ITÉ, PBI.AON, licHBLU. UK Jl'.«TICE, OIBU.

Les chapitres avaient, comme les abbayes, un tribunal ou oiricialité devant lequel étaient portées les causes relatives aus contraventions à leur autorité seigneuriale; il était placé, soit vers l’entrée de leur cloître ou enceinte déterminant la juridiction canoniale, soit vers l’habitation de l’évéque. A ce tribunal , étaient jointes des pri.sons établies quelquefois dans le voisinage du cloître, ou meme de la salle capitulaire, plus fréquemment dans les tours qui défendaient l’enceinte ou celle de l’évêché. La prison du chapitre de Paris était une grande tour carrée, située au-dessus de l’ancienne sacristie do la cathédrale; elle se divisait en plusieurs étages, contenant chacun /

quelques chambres étroites dans lesquelles on renfermait les prisonniers. Des échelles de justice, piloris et échafauds où se faisaient les amendes honorables, étaient dre.ssés momentanément ou à demeure auprès de l’entrée des itwnasieria clericnram ou devant les ptortes de leurs églises; les ehanoines ayant, comme seigneurs, le droit de haute, moyenne et basse ju.s- , tice, ils possédaient aussi des martroys ou lieux réservés aux supplices.

1 à" ciMETiine.

Le cimetière des monasteria clencomm fut originairement établi dans l'enceinte même de la maison ; dans le préau du ^

cloître, <lans les terrains situés derrière l’abside de l’église on a, en plus d’une circonstance, découvert des sépultures qui en donnent la preuve. Plus tard, lorsque les chanoines eurent des habitations privées et répandues, soit dans l'enceinte, .soit autour de ses limites extérieures, ils eurent des cimetières situés aussi en dehors des murs de la maison canoniale; ils

leur étaieîit même réservés exclusivcmeot, et preuciient la désignation de cimetières des clercs.

i;V rsopRinés extéhieurli, rorses. lihites, etc. •

Les chapitres possédaient, comme les ordres religieux, de nombreuses propriétés en dehors de l'enceinte canoniale; ils eurent aussi des signes qu'ils firent graver ou sculpter sur des bornes ou sur des tables de pierre et de marbre, pour les appliquer aux limites de leurs possessions et aux murs des maisons et usines qui leur appartenaient. ^

A Rome et dans les environs, on voit fréquemment un petit bas-relief représentant la sainte face, accompagnée de deux flambeaux, quelquefois même d'un encadrement d’architecture; il est placé sur les propriétés du chapitre de Sainl-Jeande-Latran.

563. Signe cie propriété <iu clupiire de Saiol-Jeen-ilQ'l^alran.

iis»r(itCTiONs. — III. R. 64

50G JNSTRUCTIONS.

Dans le pays cliartrain on renconlre fréquemmAit encore des bornes placées dans la campagne, pour limiter les terres qni appartenaient au chapitre de la cathédrale^le Chartres: la robe de la sainte Vierge y est gravée ou sculptée.

Indépendamment de ces marques de délimitation, les chapitres en avaient aussi dans les villes pour tracer d'une manière stable les points où .s’étendait leur juridiction; on voyait une borne, à Noyon, au milieu de la rue qui de la cathédrale conduit au marché au blé. Lorsqu'un nouvel évêque faisait son entrée dans la ville, il s’arrêtait à cette Iwrne, y baisait la croix et l'évangile, et faisait le serment de conserver et de maintenir les privilèges et libertés de l'église de Noyon; les notaires apostoliques et du chapitre dressaient procès-verbal, puis la procession se dirigeait vers la cathédialc.

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