‹ Architecture MonastiqueChapitre 8 sur 81 · Bi^nilierde lVgli»e d« S.iiiit-M.irlial · texte numérisé non relu

Bi^nilierde lVgli»e d« S.iiiit-M.irlial

Fouis haptismaax. — Dans le Nord parliciilièreinonl , Tusago de baptiser par iinmersloii ayant été abandonné vers l'éjxtque à laquelle le style roman commençait à se produire, on ne fit plus, ainsi que nous l'avons indiqué en examinant les plans, de ces baptistères isolés dont l'ilalie conserve quelques exemples et que mentionnent Grégoire de Tours et d’autres auteurs. (Voir aux pages 10 1 et suivantes de la première partie.) On remplaça ce baptistère par une cuve peu étendue, ronde, carrée ou eu polygone, qui lut placée, soit dans la nef principale, comme on en voit une figurée au plan de l’abbatiale de Saint-Gall, auprès de l’autel de saint .lean-Baptisle, soit dans les nefs latérales. Les nombreux ouvrages français, anglais ou allemands, qui traitent de l’art au moyen ége, ont fait connaître de ces cuves baptismales qui ofl'renl les dispositions les plus variées; on en voit un grand nombre qui ont la forme d’un chapiteau roman, décoré de volutes et de feuillages; d’autres, prenant celle d’une corbeille, sont couvertes de godrons, de sculptures d’ornements ou de figures, tantôt libres, tantôt dans des arcades: l’église de Vieux-Sainl-Jean, ,à Per-

IXSTUICTIONS.

pignan, en a une sous forme de cuvier en bois lié avec des cordes. I<es plus compliquées se combineul avec des colonnetles qui les supporlenl, soit à leurs angles, si elles sont carrées ou en polygone, .soit autour de leur lige principale, qui est le plus souvent cylindrique. Ces meubles sont ordinairement creusés à fond de cuve; un trou pratiqué au fond permettait l'écoulement de l’eau baptismale.

Lorsque les chapelles latérales, fort rares dans farcliitcclure romane, furent admises dans ce style commençant à se modifier, on plaça la cuve baptismale dans celle qui était la plus voisine de la façade de l’église, pour conserver, autant que possible, le .souvenir des dispositions originairement adoptées, avec fintenlion de n’admettre le néophyte dans le temple qu’api'ès sa purification par le baptême.

L’Italie paraît avoir consei’vé plus longtemps que le Nord l’usage du baptême par immersion, cl pour celle cause on y éleva encore, depuis le ix' siècle, de riches haplistèrcs isolés, reproduisant, à peu de chose près, les dispositions de ceux fie la primitive Église; la décoration architecturale en différait seule. 11 se trouve de ces baptistères à ,\sti , à l’adoue (voir le n“37i). Au milieu s’élevait la cuve baptismale, grand ba.ssin ordinairement octogone, dans lequel on arrivait par plusieurs marebes; les faces principales s’ornaient de riches sculptures. Des vignettes de uiami.scrils et des inosaïqui^s de fllalie représentent des baptêmes dans lesquels on reconnaît l’abandon de la grande cuve pour l’emploi de vases analogues à ceux qui sont en u.sage de nos jours; le néophyte, ordinairement en bas âge, y est plongé à mi-corps, comme on l’était dans la cuve primitive. Quelques bas-reliefs exécutés en France , sur les faces principales d'anciens tombeaux chrétiens , représentent le même sujet, traité d’une manière identique.

A U C H rr E C T i: 1 1 K \1 ( ) N A s T I Q L E .

V 3?i. Büplislùre roman «à Padoiii-.

La décoration de la cuve baptismale établie dans ces édilices ne se bornait pas toujours à des sculptures eitécutées sur scs laces, comme on en voit de remarquables à Toscanella, à Vérone : elle était quclqueiois surmontée de colonnes portant des arcades. Une belle cuve, entourée de colonnes, se voit à Cividalc du Frioul; elle date de la première période romane, c’est-à-<lire du viii' ou du ix' siècle; un renianiement ayant été fait à sa partie inférieure, on y a placé des fragments étrangers à la construction primitive. (.N“ 37a.)

IKSTKUCTIOS9. III.

Il/l

INSTIIUCTIONS.

N* 37a. Cuve n Civid«)cdu Frioul

On remarque, en Italie, que le transport de la cuve baptismale par immersion se lit dans les nefs vers les xi' et XII* siècles. Le plan de llabbaye de Saint-Gall, publie dans la première partie, a fait connaître que dans le Nord cette dis|K>sition fut adoptée à une époque bien antérieure. Nous en avons recueilli dans les collatéraux des églises romanes de Saint-Pierre de Cornelo, de Sainte-Marie de Toscanella et de l'abbatiale de Saint-Zénon, à Vérone. Dans cette dernière église, la cuve d’immersion, d’un style roman bien caractérisé, a été disposée depuis pour l’infusion. (N° 3~3.)

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