PORTES ÉTANCHES DE LA GALE
Pavons dity celles qui servent à communiquer, soit dans le faux-pont entre les divers compartiments, soit dans un même compartiment entre divers locaux. Parmi ces portes, il y en a quelques-unes, en nombre limité d ailleurs, qui sont ouvertes à chaque instant en service courant; il serait pénible de les clore à chaque fois d'une manière étanche, et cela n*augmenterait en rien la sécurité du navire. Etant donné leur emplacement, certaines portes pourraient être fermées sans difficulté quand il y aurait déjà une assez forte hauteur d'eau dans la cale. D'autres donnent dans des compartiments où s'exerce une surveillance constante parce qu'il y a du personnel en permanence : telles sont, par exemple, les portes d'accès dans les chaufferies, qu'il est inutile de fermer hermétiquement, tant qu'on ne fait pas de tirage forcé en vase clos.
Alors, tout en munissant la porte de l'un ou l'autre des deux systèmes de fermetures étanches qui ont été décrits plus haut, on rajoute un menton net sur la cloison et un loquet ordinaire sur la porte avec une poignée d'un côté et un bouton de l'autre. De cette façon la manœuvre de la porte, en temps normal, ne présente pas plus de difficulté que celle d'une porte d'appartement, et cependant il est toujours possible de rendre la fermeture étanche au moment voulu. Un loquet de ce genre est représenté fig. 484.
Ajoutons que, sauf des cas très exceptionnels, les portes étanches n'ont nullement besoin d'être maintenues ouvertes au moment du combat. Le seul motif qui pourrait nécessiter leur ouverture serait le cas où elles serviraient de passage de munitions. Mais il est de règle aujourd'hui de faire monter les projectiles directement à l'aplomb des soutes ou à peu près. Il faut éviter soigneusement en particulier de faire circuler les caisses ou les gargoussps dans le faux-pont aGn de ne pas compromettre l'efficacité d'un cloisonnement cellulaire dont nous nous sommes efforcé de montrer toute l'importance.
Toutes les fois qu'une porte ouverte en service courant doit être close au combat, on doit prendre la précaution d'inscrire à la pointure ou sur une plaque en cuivre : Porte à fermer au combat; de cette façon le personnel est habitué dans les branlebas à tenir ces portes fermées et le danger que présente l'ouverture de ces communications est amoindri.
322. Portes étanches de la eale. — Les ouvertures qui mettent en communication deux compartiments de la cale comprennent les portes de soutes à charbon par lesquelles le charbon passe des soutes alimentaires sur le parquet des chaufferies, et les vannes qui peuvent servir à évacuer l'eau d'un compartiment dans un autre. En outre, sur quelques navires, une porte spéciale met en communication deux chambres de machines, ainsi qu'il a été dit plus haut.
Tandis que par leur destination les autres ouvertures sont placées h fond de cale, cette dernière porte, au contraire, peut être disposée à une certaine hauteur au-dessus du parquet : on la fait assez souvent tourner autour
240 CffAP* XX JC. — OUVERTURES DANS L£S PONTS iNFÉnïEURS ET LSS CU»sn%«%
trun axe verlîcal comme los porlea tranches du faux-ponL, el on la miinil d'un syslùme d'espa^^no Jette ou d'exceu trique analogue à celui des pi>rlf:> Conord pour pouvoir la fermer rapidement; les dimensions exiguës quyo lui donoe fiLcilitent la manœuvre^
Il est hors de doute que la présence d'une semblable commun icalion entre les deux plus gjrands eomparliments du navire est tout ee qu'il y a dv plus dangereux. Aussi a'est-ojj ing^éoié iV chercher les moyens d'opérer h fermehin* .Koit dans l'entrepont supérieur, soit antomaliqtiement. k-i^ on a employé des portes en tôle coulissant verticalement ou horizontalement e( mues par un pi^nion el une crémailli^n^* Là, pour obtenir une fertneliin^ plus rapide, on a eu i^murs à une porte coulissant verticalement qui ^^ coince dans uu cadre en lou>l>ant sout^ sun poids, quand on l'abandunne au moyen d'un système de déclanchetm?nt. Ailleurs, ou a voulu que la port p soit fermée automatic^uement pur uu Jlol te ur avant que Teau n'arrive au niveau de son pied*
Tous ces systèmes, en général tort ingénieux, ont le défaut de ne pa*; offrir de garantie suffiscuite; il s'agit ici, eu elTt^t, d'une porte qui, si exigu** qu*on la suppose, est néanmoins un peu grande pour être manœuvrée fatilement à distance, et ïa fermeture en a trop d'importance pour qu'on puisse se fier uniquement à un système dont Tefficacité peut dépendre d'une quo* lion dVniretien ou de peinture^
Aussi lorsqu'on perce une porte de ce genre, on se borno quelquefois à la constituer comme une porte élanche ordinaire de petite dimension, en corajh tant sur le» agents du personnel' méeaniiien pour opérer la fermeture. On facilite d'ailleurs leur tâche en disposant un fort ressort qui appliquera la porte contre la cloison dès qu'on aura déclanché le crochet qui la lient ouverte, et la fermera en forçant un loquet, sîtué sur elle, à s'engager duii.^ un uieutonuet fixé à la iloison, H ne restera plus alors qu'à manœuvrer tin levier pour rendre la fermeture absolument étanche.
Nous pensons néanmoins qu^il y aurait intérêt k étudier un système permettant de fermer la porte du pont supérieur.
323. l*orlcH il*^ NOuios A eliarUon* — Les ouvertures par lesquelles le charbon est ameiUMJes soutes alimentaires sur le parquet des eliaulTcrÎEïs sont fermées par des portes coulissant dans un plan vertical ou
peu incliné sur ta verli^ale,
]^ porte est soit eu tùle, soit en bronze {/ifjf\ 483); elle glisse dans u" cadre en bronze ou en fer fixé à la cloison* On donne à la fiorle/i et à l-i glissièr*^ a une forme en coin de façon â permettre un serrage assui^nt rétaucliéité lorscjue la porle arrive dans sa position de ferme lunf.
a) Fermeture à vis. — On doit s arranger de manière à pouvoir faire b manœuvre d'un élage supiVieur, du pont de batterie, par exemple, A cf l etïet, on dispose (^<;, 480) un arbre vertical a doJit le bout inférieur préseol'* un pas de vis s 'engageant dans un écrou ô faisant corps avec la porte. Ck*
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