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PORTES DE SOUTES A CHARBON

le jeu de la porte; on est donc conduit à une disposition dans laquelle les rainures servent simplement de guides et ne soutiennent {>as la porte, il devient indispensable de la supporter en la montant, par exemple, sur des roulettes.

Dans le cas de la fig, 490 ces roulettes sont placées à la partie inférieure. Il serait préférable de les installer à la partie supérieure et de sou-

Fig. 489

Fig. 490

tenir la porte comme on le fait d'ordinaire pour les portes d'emménagement, quand on les dispose de manière à coulisser horizontalement. Les roulettes qui soutiennent une semblable porte d'emménagement courent sur une tringle dont les bouts sont rivés sur la cloison, et elles sont fixées à la porte au moyen de chapes. Seulement, lorsque le cadre fait une

saillie assez forte, comme il arrive pour les portes de soutes à charbon, il est difficile de bien équilibrer ce système; aussi peut-on être conduit à

mettre les roulettes à la partie inférieure, quoique celte Uoupe CD disposition soit moins satisfaisante, car la porte a plus

tendance à se déverser et à s'arc-bouter que dans l'autre

cas.

Ponl 38' !• Vannes. — Nous verrons, en étudiant la

disposition des moyens d'épuisement des grands navires, que l'assèchement des compartiments centraux se fait au moyen d'un tuyautage spécial, régnant sur presque toute la longueur du bâtiment. Il n'y a donc pas à établir de communication entre ces compartiments pour ' amener Teau aux pompes.

Mais il faut également évacuer au collecteur d épuisement l'eau des compartiments latéraux ou bien l'eau des compartiments de l'avant et de l'arrière au delà du point extrême qu'atteint le collecteur. Il est donc nécessaire que les localités en question communiquent temporairement pour que les eaux à évacuer puissent passer dans un compartiment où aspire le collecteur, ou bien dans lequel les pompes aient un puisard sur les petits navires où il n'y a pas de collecteur. On établit alors, aussi bas que possible, sur la cloison qu'il faut faire traverser à' Teau, une ou deux vannes qui sont une réduction des portes étanches ; elles coulissent verticalement et sont commandées d'un pont supérieur.

La tige est en deux parties (fig. 491). Le bout supérieur actionné du pont par une clef à douille est Gxe en hauteur. Lorsqu'on le fait tourner, on fait monter ou descendre le bout inférieur; celui-ci, en effet, maintenu par des étriers tels que AB, se déplace dans le sens de la hauteur sans tourner, grâce à sa section, carrée sur une partie au moins de la longueur.

On voit que cette disposition très simple permet d'ouvrir ou de fermer la vanne invariablement liée à la tige inférieure, sans qu'elle ait tendance à tourner.

Lorsque Tinslallation des emménagements s'oppose à Fig. 491 ce qu'on place la commande de la vanne directement au-

dessus d'elle, un système de leviers, facile à imaginer, permet de la faire aboutir à un endroit du pont qui soit dégagé. Les tringles doivent être guidées le long de la cloison et disposées de manière h ne pas risquer d'être entravées dans leur jeu par des objets étrangers.

Coupe A B

PASSAGE DES TIGES ET INDICATEURS d'oUVERTURE 2i5

Pour que les vannes remplissent bien Toffice auquel elles sont destinées, on leur donne une section très légèrement supérieure à celle des tayaux d*épuisement les plus puissants dont on peut disposer dans le compartiment où elles amènent Peau à extraire.

Ajoutons que quelquefois les vannes sont remplacées par de grands robinets (PI. X).

Pour terminer cette élude des portes étanches, nous rappellerons qncore une fois que c'est de la rapidité avec laquelle on eflectuera la fermeture de ces portes que dépendra TefOcacité des cloisons étanches, c'est-àdire la sécurilé du navire. On doit donc en service courant procéder fréquemment à rinspection et à la manœuvre des portes étanches. Ces inspections se font toutes les semaines dans les principales marines.

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