‹ Architecture navale; construction pratique des navires de guerreChapitre 161 sur 290 · F*. VENTILATION DES ENTREPONTS SUPÉRIEURS DUN CUIRASSÉ ANGLAIS · texte numérisé non relu

F*. VENTILATION DES ENTREPONTS SUPÉRIEURS DUN CUIRASSÉ ANGLAIS

387» Ventilation des logements. — Les compartiments situés entre le pont principal et le pont des gaillards reçoivent une abondante quantité d*air frais par les écou tilles percées dans les ponts et par les hublots placés sur la muraille. L*air vicié s'échappe à travers ces mêmes ouvertures.

Ce procédé, qui convient pour les grands postes ou pour les chambres en abord, pourrait être insuftisant pour certains petits compartiments isolés. On dispose alors une manche amenant de Tair frais, branchée sur un conduit longitudinal qui passe à travers les chambres en question ; un de ces conduits est représenté fig, 534 courant un peu au-dessus du pont de batterie. L'air passe de ce conduit dans les compartiments comme à l'ordinaire, à travers des ventouses munies de volets à coulisse.

Il y a, d'ailleurs, un grand nombre de manches à vent M par lesquelles arrive Tair frais, et d'aspirateurs A par lesquels s'évacue l'air vicié. Ces aspirateurs ne sont d'ailleurs que de simples manches à vent dont le pavillon est tourné sous le vent au lieu d'être orienté au vent. Ce système a l'avantage de permettre, au cas où la ventilation se ferait mal, de renverser les courants en se servant des aspirateurs comme manches et inversement : il suffît, en effet, pour cela, d'orienter les pavillons en sens inverse.

Enfîn, on emploie comme conduits d'évacuation les bittes creuses B et le mât ; dans ce but, ce dernier est percé d'une large ouverture, à proximité des barrots du pont de batterie.

388. Soutes à charbon de réserve. — On sait que sur les cuirassés anglais on établît, comme complément de protection, des soutes à charbon en abord au-dessus du pont principal. Les tuyaux qui servent à évacuer l'air vicié de ces soutes débouchent dans les enveloppes des cheminées. Ces conduits sont munis de vannes, analogues à celles dont il a été question précédemment à propos des soutes inférieures.

308 CHAP, XXXIl. APPENDICE

Page 1