‹ Architecture navale; construction pratique des navires de guerreChapitre 163 sur 290 · MACHINES ET CHAMBRES FRIGORIFIQUES · texte numérisé non relu

MACHINES ET CHAMBRES FRIGORIFIQUES

Rouge : ce sont des appareils d'une production minime. Certaines Marines, la Marine américaine notamment, semblent s'être beaucoup préoccupé du confortable : les grands navires américains ont reçu, depuis longtemps déjà, pour les périodes d'hiver, le chauffage à la vapeur qui a été adopté, il y a quelques années, sur nos bâtiments ; sur ces mêmes navires, on trouve des machines frigorifiques pour la conservation des vivres et la fabrication de la glace.

Le principe de la machine Leîcester allen est le môme que celui de la machine frigorifique Mouraille dont nous avons eu Toccasion de parler à propos du refroidissement des soutes à munitions. Le froid est toujours produit par de Tair dont on abaisse la température au moyen de la détente. L'air est conduit dans les compartiments à refroidir par un tuyau qui se replie en serpentin comme ceux de certains appareils de chauffage à la vapeur.

L'emploi de serpentins permet de faire circuler de Tair comprimé à 4 atmosphères au lieu de le détendre jusqu'à la pression atmosphérique. Il en résulte un double avantage. D'abord, on opère toujours sur la même masse d'air et on peut alors tenir celle-ci à un degré de siccité assez parfait pour faire disparaître les pertes considérables dues aux condensations de la vapeur d'eau, pertes qui, ainsi que nous l'avons indiqué plus haut, diminuent beaucoup la capacité de refroidissement de Tair détendu. — En second lieu, la masse d'air contenue sous le même volume est environ cinq fois plus grande : l'appareil est, par suite, beaucoup plus puissant pour le même encombrement. La capacité frigorifique est en quelque sorte quintuplée, tandis que les perles par le rayonnement des tuyaux de conduites d'air restent les mêmes. D'après les constructeurs, l'augmentation du rendement en glace serait de 50 Vo-

En un mot, le problème est un peu différent de celui dont nous avons eu à nous occuper à propos de la ventilation des soutes à munitions. Pour ces derniers locaux, on. ne cherche pas à obtenir un froid intense, on se propose avant tout de mettre en œuvre un volume d'air déterminé, qui, étant envoyé à basse température dans les soutes, doit refroidir l'air qui serait trop chaud sans cela. Ici, au contraire, on doit réali}*er un abaissement de température beaucoup plus grand-, comme le montrent les chiffres suivants, relatifs à Tessai, sur un croiseur, d'une machine Leicester allen.

Pression de la vapeur au cylindre moteur 41^,44

Nombre de tours 85

Pression de Pair détendu (absolue) 51^,22

Pression de Pair comprimé (absolue) 15ï»,51

Température de l'air à la sortie du cylindre détendeur 60^

Température de l'air à sa rentrée dans la machine 3o

Rendement en glace par heure 371^

Tantôt les tubes réfrigérants tapissent les parois latérales des locaux comme sur le New-York, tantôt ils serpentent sur toute la surface du plafond

CHAP. XXXIf. — APPENDICE

en produisant de l'air froid qui tombe sur les étagères où on a placé 1b vivres ; c'est la disposition adoptée sur Le Raleigh,

Les chambres frigorifiques sont isolées de Textérieur par des cloisons doubles, exactement comme cela se pratique sur les paquebots ; Fespace compris entre la cloison intérieure en bois et la cloison extérieure est rempli de matières mauvaises conductrices de la chaleur.

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